mercredi février 28, 2024

Le miracle et le prodige

Définition du miracle
Le miracle est une chose extraordinaire, qui vient en conformité avec les dires de celui qui dit être prophète et qui ne peut être sujet à l’opposition par quoi que ce soit de semblable. Il est valable à constituer un défi. Par conséquent, ce qui est de l’ordre des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est pas un miracle. C’est le cas du vol de l’avion par exemple.

De même, une chose extraordinaire mais qui ne s’accompagne pas de la prétention à être prophète, par exemple les choses extraordinaires qui arrivent aux saints al-‘awliya pluriel de al-waliyy, ceux qui suivent la voie des prophètes, ces choses-là non plus ne sont pas des miracles. Elles sont appelées des prodiges (karamat).

De même, une chose à laquelle il peut être opposé quelque chose de semblable n’est pas un miracle. C’est le cas de la magie : on peut en effet opposer à la magie une magie semblable.

Le miracle est de deux sortes

  1. La première sorte fait suite à une demande des gens à celui qui dit être prophète.
  2. La seconde : celle des miracles qui ont lieu sans qu’il y ait eu de demande des gens.

Comme exemple de la première sorte de miracle, il y a la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. En effet, le peuple de Salih lui demandé ce miracle : il a fait sortir pour eux une chamelle et son petit.

Comme exemple de la seconde sorte de miracle, il y a ce qui est arrivée à notre prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  lorsque le tronc a gémi. Al-Boukhariyy a rapporté que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam se tenait debout le vendredi, appuyé à un arbre ou à un palmier.

-Une femme des ‘Ansar ou bien un homme lui dit :

« Ô Messager de Allah si nous te fabriquons un minbar– une chaire sur laquelle se tient l’orateur-? » -Il leur a dit : (‘in chi’toum) *ce qui signifie* « Si vous le voulez ».

Ils lui fabriquèrent donc un minbar mais lorsqu’il monta dessus le vendredi, le palmier s’est mis à gémir, d’un gémissement semblable à celui d’un enfant. Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est redescendu et l’a serré contre lui.

Al-Haçan Ibnou ^Aliyy disait lorsqu’il racontait ce miracle : « Ô musulmans, le bois a eu de la tendresse pour le Messager de Allah par
nostalgie d’être à ses côtés. Or vous, combien vous êtes plus à même d’éprouver de la nostalgie et de vous languir de lui. »

 

Le prodige
Quant au prodige, c’est une des choses extraordinaire qui apparaît aux mains du croyant qui est droit dans l’adoration de ­Allah –c’est-à-dire le saint ou le waliyy-. Les prodiges se distinguent de la magie et du charlatanisme. À l’exemple de ce qui est arrivé a notre dame Maryam, la mère de notre maitre ^Iça, que Allah les honore tous les deux, chaque fois que le Prophète de Allah,  Zakariyya -l’époux de la sœur de Maryam– entrait chez Maryam, il trouvait les fruits de l’été en hiver et les fruits de l’hiver en été.

Allah tabaraka wa ta^ala dit : (Koullama dakhala ^alayha Zakariyya l-mihraba wajada ^indaha rizqan qala ya Maryamou ‘anna laki hadha qalat houwa min ^indi l-Lah) * Ce qui signifie * « Chaque fois que Zakariyya entrait dans son alcôve, il trouvait auprès d’elle une subsistance. Il disait : Ô Maryam, d’où tiens-tu cela? Elle disait : C’est Allah Qui me l’a accordé » [sourat Ali ^Imran /37].