dimanche juillet 14, 2024

L’orgueil, l’animosité et l’envie

L’orgueil, l’animosité et la jalousie font tous trois partie des péchés du cœur. Ce sont des comportements blâmables, que beaucoup de gens cependant méconnaissent faute d’avoir appris en quoi ils consistent et comment les éviter.

  1. L’orgeuil

C’est le refus de la vérité énoncée par autrui et le mépris des gens.

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : (al-kibrou batarou l-haqqi wa ghamtou n-nas) *ce qui signifie* « L’orgueil, c’est refuser la vérité et mépriser les gens » [rapporté par Mouslim].

« Refuser la vérité » signifie la rejeter et ne pas l’accepter de la part de celui qui l’a énoncée. « Mépriser les gens » signifie les dédaigner. On comprend de ce hadith que l’orgueil consiste à refuser la vérité dite par quelqu’un d’autre tout en sachant pourtant qu’il a raison, et ce parce que l’autre est plus jeune ou pauvre, un élève ou encore quelqu’un de faible. « Mépriser les gens » signifie les considérer avec dédain : par exemple faire preuve d’orgueil à l’égard d’un pauvre et le regarder d’un œil méprisant, se détourner de lui ou bien s’adresser à lui d’une manière hautaine.

  1. L’animosité

C’est éprouver de l’hostilité contre un musulman et agir en conséquence de ce sentiment sans détester au fond de soi ce sentiment.

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : (man ‘arada ‘an youzahzaha ^ani n-nari wa youdkhala l-jannata fa l-ta’tihi maniyyatouhou wahouwa you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhiri wa l-ya’ti ‘ila n-naci bima youhibbou ‘an you’ta ‘ilayh)*ce qui signifie* « Celui qui voudrait être éloigné de l’enfer et entrer au Paradis, qu’il fasse en sorte d’avoir la croyance en Allah et en le jour dernier à sa mort et qu’il agisse envers les gens comme il aimerait qu’on agisse envers lui » [rapporté par Ibnou Hibban et Al-Bayhaqiyy].

  1. L’envie

Elle consiste à ne pas aimer que tel ou tel musulman jouisse d’un bienfait que Allah lui a accordé -que ce soit un bienfait dans le domaine de la religion ou des choses du bas monde- tout en souhaitant qu’il en soit privé. C’est un péché de ne pas détester ce sentiment -c’est-à-dire ne pas ressentir d’abjection envers cela ni contredire son âme- et d’agir en conséquence. Par conséquent, si on déteste ce sentiment et qu’on n’agit pas en conséquence, on ne se charge pas de péché. La signification d’agir en conséquence c’est comme de lui voler son bien par envie ou de lui casser sa voiture par envie. Notons cependant que souhaiter qu’un bienfait de la religion obligatoire (tel que le fait d’accomplir le devoir des cinq prières) quitte un musulman est également un péché même si on n’agit pas en conséquence pour cela.