25-Les piliers de la prière

Cette vidéo est consacrée aux piliers cest a dire aux obligations de la prière. Ce sont les éléments de la prière indispensables à sa validité. En d’autres termes, s’il manque un pilier ou si on l’effectue de manière incorrecte, la prière n’est pas valable, contrairement aux actes ou paroles recommandés : si on les fait pas, la prière reste valable. Il y a donc 17 piliers. Le premier pilier est l’intention qui a lieu dans le cœur. Il n’est pas suffisant de prononcer par la langue par exemple : j’ai l’intention d’accomplir la prière obligatoire du maghrib avant d’entrer en prière si on n’a pas cette intention présente dans le cœur au moment où on entre en prière. Le moment de l’intention, c’est le takbir (la première fois qu’on dit Allahou Akbar) / c’est pendant le takbir d’entrée en rituel qu’on doit avoir cette intention. C’est-à-dire qu’on doit avoir l’intention dans le cœur pendant qu’on dit Allahou Akbar. On fait l’intention dans le cœur de faire la prière et on précise sa cause si elle en a une, comme par exemple la prière funéraire et on precise son temps si elle a un temps particulier comme par exemple la prière de addouha. De même, on précise dans l’intention le caractère obligatoire s’il s’agit d’une obligation, l’intention sera par exemple : “je fais la prière obligatoire de adhdhouhr”.

Le deuxième pilier de la prière est le premier takbir, par lequel on entre en rituel, c’est-à-dire par lequel la prière débute. Il faut absolument s’entendre soi même quand on le prononce, au même titre que tous les autres piliers oraux.

Le troisième des piliers de la prière est de se tenir debout pour les prières obligatoires. Alors celui qui est incapable de se tenir debout prie assis.

Le quatrième des piliers de la prière c’est de réciter la fatihah avec la basmalah  et toutes les lettres appuyées sans faire de pause trop longue entre 2 ayat et il faut en respecter l’ordre aussi. Chaque lettre arabe a un point de prononciation différent et pour que la fatihah, et donc la prière soit valable, il faut prononcer chaque lettre correctement. Par exemple prononcer dans la fatihah le Ta comme un ta ou le dha comme un za n’est pas valable, la prière elle-même n’est donc pas valable puisque réciter la fatihah correctement en est un pilier, un acte obligatoire et indispensable. C’est un péché de faire une erreur en changeant ne serait-ce qu’une voyelle courte, même si c’est par ignorance parce qu’on a mal ou pas assez appris et pire, si le sens change, la prière est invalide. Alors celui qui dit an^amtou au lieu de an^amta dans la fatihah annule sa prière, même s’il ne savait pas qu’il se trompait , l’ignorance des sujets que nous traitons dans cette série consacrée aux connaissances indispensables n’étant pas une excuse. Il faut apprendre chers frères et sœurs pour s’acquitter de nos obligations correctement. Si sa langue a fourché, il doit répéter le mot pour le prononcer correctement. Dans certains cas, l’erreur ne change pas le sens du mot comme de dire al hamdou lillahou au lieu de al hamdou lillahi. Se tromper ainsi n’invalide pas la prière du moment qu’on le fait de bonne foi, en croyant a tort que c’est correct. Contrairement au cas de celui qui prononce mal exprès car c’est un manque de sérieux.

Le cinquième pilier de la prière est de s’incliner, c’est-à-dire de pencher son buste vers l’avant de sorte à ce que les paumes de mains puissent atteindre les genoux. Il n’est pas nécessaire de les poser sur les genoux mais c’est sounnah, recommandé. De même dire soubhana Rabbiya l^aDhim n’est pas obligatoire mais juste recommandé.

Le 6eme pilier de la prière c’est de s’immobiliser. Il faut que tous les membres soient immobiles en même temps, le temps de pouvoir dire soubhana lLaah, au minimum.

Le 7eme pilier c’est de se redresser de l’inclination pour revenir à la position debout ou assis s’il prie assis. Il n’est pas obligatoire de dire en se relevant : sami^a lLaahou liman hamidah mais c’est recommandé. Puis il faut s’immobiliser dans la position debout et c’est le 8eme pilier. Le 9eme consiste à se prosterner par 2 fois ; cette prosternation n’est valable que si une partie du front découvert touche le sol. il faut aussi laisser la tête appuyer par terre de son propre poids et que le postérieur soit plus haut que la tête, ce qui est la cas en terrain plat. Il faut aussi qu’une partie de ses genoux, de ses paumes de mains et du dessous de ses orteils soit en contact avec le sol.

Le 10eme pilier c’est de rester un petit moment immobile dans les prosternations, comme on a vu pour l’inclination. Le 11eme c’est de s’asseoir entre les 2 prosternations. Il faut aussi s’immobiliser dans cette position le temps nécessaire pour dire soubhana llaah, ce qui constitue le 12eme pilier.

Le 13eme pilier c’est de s’asseoir pour réciter ce qu’on dit à la fin de la prière. Il s’agit du tachahhoud, et de l’invocation pour notre messager salla Allahou ^alayhi wa sallam.

Le 14eme pilier est oral : il faut dire le tachahhoud .

Le 15eme pilier est de faire une invocation pour le messager de Dieu en disant au minimum : Allahoumma Salli ^alaa MouHammad. Selon l’école de jurisprudence chafi^ite il est obligatoire de faire cette invocation après le tachahhoud et avant le salam final.

Le 16 -ème pilier de la prière c’est le salam. On dit au minimum : assalam ^alaykoum et non salam ^alaykoum. Le dire une fois suffit et il est recommandé de le dire une 2eme fois et d’ajouter : wa rahmatoullah.

Quel est donc le 17eme pilier puisque la prière est terminée ? Eh bien, c’est de faire et dire tout ce qu’on a cité dans l’ordre où on l’a cité. Ainsi le fait de modifier cet ordre délibérément, en disant le salam avant la fin ou en se prosternant avant de s’être incliné invalide la prière. Pour conclure on demande à Allah ta ^ala de nous accorder la bonne intention et la bonne compréhension. wal hamdulillahi rabbil ^aalamiin.