mercredi juin 19, 2024

Le prophète 3IÇA -JÉSUS-

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-‘AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

AllAh ta3AlA dit dans le Qour’An :

﴿مَا الْمَسِيحُ ابْنُ مَرْيَمَ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِن قَبْلِهِ الرُّسُلُ وَأُمُّهُ صِدِّيقَةٌ كَانَا يَأْكُلاَنِ الطَّعَامَ انظُرْ كَيْفَ نُبَيِّنُ لَهُمُ الآيَاتِ ثُمَّ انظُرْ أَنَّى يُؤْفَكُونَ﴾

(ma l-MaciHou bnou Maryama ‘il-lA raçOUloun qad khalat min qablihi r-rouçoulou wa ‘oummouhou Siddiqatoun)

ce qui signifie : « Al-MacIH le fils de Maryam n’est qu’un Messager qui a été précédé par d’autres messagers. Sa mère est une sainte hautement véridique » [sourat Al-Ma’idah / 75].

Il s’agit de l’esclave de AllAh et Son Messager, 3IçA – Jésus – fils de Maryam fille de 3ImrAn.

AllAh l’a créé sans père, tout comme Il a créé Adam sans père ni mère. AllAh ta3AlA dit :

{إِنَّ مَثَلَ عِيسَى عِندَ اللّهِ كَمَثَلِ آدَمَ خَلَقَهُ مِن تُرَابٍ ثمَّ قَالَ لَهُ كُن فَيَكُونُ}

(‘inna mathala 3IçA 3inda l-LAhi kamathali ‘Adama khalaqahou min tourAbin thoumma qAla lahOU koun fayakOUn)

ce qui signifie : « 3IçA selon le jugement de AllAh est à l’exemple de ‘Adam qu’Il a créé de terre et à qui Il a donné la vie », [sourat ‘Ali 3ImrAn / 59].

La mère du Prophète de AllAh est Maryam fille de3ImrAn la sainte hautement véridique, la vierge, la pure, qui a été élevée dans un lieu de mérite, qui a eu une vie de pureté et de piété. AllAh tabAraka wa ta3AlA fait son éloge dans le Qour’An honoré à plusieurs reprises. AllAh ta3AlA dit :

﴿وَمَرْيَمَ ابْنَتَ عِمْرَانَ الَّتِي أَحْصَنَتْ فَرْجَهَا فَنَفَخْنَا فِيهِ مِن رُّوحِنَا وَصَدَّقَتْ بِكَلِمَاتِ رَبِّهَا وَكُتُبِهِ وَكَانَتْ مِنَ الْقَانِتِينَ﴾

(wa Maryama bnata 3ImrAna l-latI ‘aHaSanat farjahA fanafakhnA fihi min rouHinA wa saddaqat bikalimAti RabbihA wa koutoubihi wa kAnat mina l-qAnitIn)

Ce qui signifie : « Maryam fille de 3ImrAn, celle qui a été chaste. Nous avons ordonné à JibrIl d’insuffler en elle l’Ame qui est honorée selon Mon jugement. Elle a cru en son Seigneur et elle était au nombre des humbles » [sOUrat At-TaHrIm / 12].

La mère de Maryam n’enfantait pas. Un jour, elle vit un oiseau en train de nourrir son petit ; elle demanda alors à AllAh ta3AlA de lui donner un enfant et fit le vœu de consacrer celui-ci au service de la Mosquée de Jérusalem ( Al-‘AqSA ), car elle pensait que ce serait un garçon. Mais, ce fut une fille, elle l’appela Maryam. Le prophète ZakariyyA, le mari de la tante de 3IçA, prit en charge l’enfant. Il lui enseigna la religion de l’Islam.

Maryam grandit ainsi dans la vertu et la pureté et devint une sainte (waliyyah).

Un jour que Maryam s’était rendue à un certain endroit où elle avait quelque chose à faire, AllAh envoya auprès d’elle JibrIl sous l’aspect d’un jeune homme au visage blanc. Maryam lui dit alors ce qui est rapporté dans le Qour’An :

﴿قَالَتْ إِنِّي أَعُوذُ بِالرَّحْمَن مِنكَ إِن كُنتَ تَقِيًّا﴾

(qalat ‘innI ‘a3OUdhou bi r-RaHmAni minka ‘in kounta taqiyyA)

Ce qui signifie : « Elle a dit : je recherche la préservation du ar-RaHmAn contre toi, laisse-moi si tu es pieux » [sOUrat Maryam / 18]. C’est-à-dire que si tu crains AllAh, ne me fais aucun mal.

Il lui a dit ce qui est rapporté dans le Qour’An :

{ قَالَ إِنَّمَا أَنَا رَسُولُ رَبِّكِ لأَهَبَ لَكِ غُلاَمًا زَكِيًّا }

(qala ‘innamA ‘ana RaçOUlou Rabbiki li’ahaba laki ghoulAman zakiyyA)

ce qui signifie : « Il a dit : je suis le Messager de ton Seigneur, afin de te donner un garçon pur » [sOUrat Maryam / 19].

C’est-à-dire qu’il lui a dit que AllAh l’a envoyé à elle afin de lui donner un garçon vertueux, pur des péchés. Elle a dit ce qui est rapporté dans le Qour’An :

﴿قَالَتْ أَنَّى يَكُونُ لِي غُلاَمٌ وَلَمْ يَمْسَسْنِي بَشَرٌ وَلَمْ أَكُ بَغِيًّا﴾

(qalat ‘annA yakOUnou lI ghoulAmoun wa lam yamsasnI bacharoun wa lam ‘akou baghiyyA)

Ce qui signifie : « Elle a dit : Comment pourrais-je avoir un enfant alors qu’aucun homme ne m’a touchée et que je ne suis pas au nombre des fornicatrices ? » [sOUrat Maryam / 20].

C’est-à-dire que Maryam a dit : Comment pourrais-je être enceinte alors que je n’ai pas eu d’époux et que je ne suis pas perverse, fornicatrice. Il lui a dit ce qui est rapporté dans le Qour’An :

﴿قَالَ كَذَلِكِ قَالَ رَبُّكِ هُوَ عَلَي هَيِّنٌ وَلِنَجْعَلَهُ آيَةً لِلناسِ وَرَحْمَةً مِّنا وَكَانَ أَمْرًا مقْضِيًّا﴾

(qala kadhAliki qAla Rabbouki ; houwa 3alayya hayyinoun ; wa linaj3alahou ‘ayatan li n-nAci wa raHmatan minna wa kAna ‘amran maqDiyya)

ce qui signifie : « Il a dit : Ainsi l’a dit ton Seigneur : C’est chose aisée pour Moi. Nous en ferons une preuve pour les gens, une miséricorde de Nôtre part. C’est une chose destinée » [sOUrat Maryam / 21].

C’est-à-dire que JibrIl a répondu à son étonnement que créer un fils sans père est chose aisée pour AllAh ta3AlA. Ceci, afin de faire de 3IçA un signe pour les gens, une preuve de la parfaite toute-puissance de AllAh soubHAnahou wa ta3AlA, afin de faire de lui une miséricorde et une grAce pour ceux qui le suivront et qui croiront en lui.

AllAh ta3AlA dit dans le Qour’An honoré :

﴿فَحَمَلَتْهُ فَانتَبَذَتْ بِهِ مَكَانًا قَصِيًّا {22} فَأَجَاءهَا الْمَخَاضُ إِلَى جِذْعِ النخْلَةِ قَالَتْ يَا لَيْتَنِي مِت قَبْلَ هَذَا وَكُنتُ نَسْيًا منسِيًّا {23} فَنَادَاهَا مِن تَحْتِهَا أَلاَّ تَحْزَنِي قَدْ جَعَلَ رَبُّكِ تَحْتَكِ سَرِيًّا {24} وَهُزِّي إِلَيْكِ بِجِذْعِ النَّخْلَةِ تُسَاقِطْ عَلَيْكِ رُطَبًا جَنِيًّا {25} فَكُلِي وَاشْرَبِي وَقَرِّي عَيْنًا فَإِما تَرَيِنَّ مِنَ الْبَشَرِ أَحَدًا فَقُولِي إِنِّي نَذَرْتُ لِلرَّحْمَنِ صَوْمًا فَلَنْ أُكَلِّمَ الْيَوْمَ إِنسِيًّاَ﴾

(faHamalat-hou fantabadhat bihi makAnan qaSiyyA ; fa’ajA’aha l-makhadou ‘ilA jidh3i n-nakhlati qAlat yA laytanI mittou qabla hAdha wa kountou nasyan mansiyyA ; fanAdahA min taHtihA ‘allA taHzani qad ja3ala Rabbouki taHtaki sariyyA ; wa houzzI ‘ilayki bijidh3i n-nakhlati touSAqit 3alayki rouTaban janiyyA ; fakoulI wa chrabI wa qarrI 3aynA ; fa’immA tarayinna mina l-bachari ‘aHadan faqOUli ‘innI nadhartou li r-RaHmAni Sawman falan ‘oukallima l-yawma ‘insiyyA)

ce qui signifie : « Elle le porta. Elle se retrouva dans un endroit éloigné, seule. Les douleurs de l’accouchement vinrent à elle alors qu’elle s’appuyait à un tronc de palmier. Elle dit alors : Ah si seulement j’étais morte avant cela, et que l’on m’avait oubliée. JibrIl l’appela d’en bas et lui dit : AllAh a fait que coule à tes pieds un petit ruisseau, et secoue le tronc de palmiers, des dattes te parviendront mûres prêtes à la consommation. Mange et bois et réjouis tes yeux. Si jamais tu vois un humain, apprends-lui que tu as fait le vœu de ne parler aujourd’hui à aucun humain » [sourat Maryam / 22-23-24-25-26].

JibrIl 3alayhi s-salAm a soufflé dans le col de sa cape et elle se retrouva enceinte de 3IçA 3alayhi s-salAm. Lorsqu’elle arriva à terme, elle s’isola des gens, de crainte que les gens ne l’humilient pour sa grossesse sans mari. Les douleurs de l’accouchement ont ainsi poussé Maryam la meilleure des femmes de l’humanité au pied d’un palmier asséché. Elle souhaita la mort par crainte du mal des gens. JibrIl l’appela pour la tranquilliser. Il lui annonça que AllAh a fait couler à ses pieds un petit ruisseau. Il lui demanda de faire bouger le tronc du palmier. Ainsi, des dattes tomberont et elle pourra les consommer fraIches et bonnes à manger. Il lui dit ainsi de manger et de boire de ce que AllAh lui a accordé en subsistance, de se réjouir et de dire à quiconque la verra ou l’interrogera sur son fils qu’elle avait fait un vœu pour le ar-RaHmAn de ne parler à personne. La Dame Maryam a rejoint son peuple, portant son fils 3IçA 3alayhi s-salAm dans ses bras dans Bethléem (Bayt LaHm). AllAh ta3AlA dit :

﴿فَأَتَتْ بِهِ قَوْمَهَا تَحْمِلُهُ قَالُوا يَا مَرْيَمُ لَقَدْ جِئْتِ شَيْئًا فَرِيًّا﴾

(fa’atat bihI qawmahA taHmilouhou ; qAlou yA Maryamou laqad ji’ti chay’an fariyyA )

ce qui signifie : « Elle est partie rejoindre son peuple en le portant dans ses bras. Ils lui ont dit : ô Maryam, tu as fait là quelque chose de très réprouvable » [sOUrat Maryam / 27].

Ils lui ont dit : Tu as fait un grand mal. Ton père n’était pas un homme de mauvaise conduite et ta mère n’était pas une fornicatrice. Ils ont pensé du mal d’elle. Ils se sont mis à lui faire des reproches, à la blâmer et elle se taisait et ne répondait pas car elle leur avait annoncé auparavant qu’elle avait fait le vœu pour ar-Rahman de ne parler à personne. Quand elle s’était retrouvée exténuée, elle montra du doigt 3IçA 3alayhi s-salAm. C’est alors qu’ils lui ont dit ce que AllAh nous apprend dans le Qour’An :

﴿فَأَشَارَت إليه قَالوا كَيفَ نُكَلّم مَن كَانَ في المَهد صَبِيًّا﴾

(fa’achArat ‘ilayh ; qAlou kayfa noukallimou man kAna fi l-mahdi sabiyyA )

ce qui signifie : « Elle le montra du doigt. Ils lui dirent comment veux-tu que nous parlions à un enfant encore nourrisson dans son berceau ! » [sOUrat Maryam / 29]. A ce moment- là, AllAh tabAraka wa ta3AlA a fait prononcer par Sa toute-puissance notre maître 3IçA 3alayhi s-salAm qui était alors encore nourrisson :

﴿قَالَ إِنِّي عَبْدُ اللَّهِ آتَانِيَ الْكِتَابَ وَجَعَلَنِي نَبِيًّا {30} وَجَعَلَنِي مُبَارَكًا أَيْنَ مَا كُنتُ وَأَوْصَانِي بِالصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ مَا دُمْتُ حَيا﴾

(qala ‘inni 3Abdou l-LAh ; ‘Ataniya l-kitAba wa ja3alanI nabiyyA ; wa ja3alanI moubArakan ‘aynamA kountou wa ‘awSAnI bi S-SalAti wa z-zakAti mA doumtou hayyA )

Ce qui signifie : « Il a dit : Je suis l’esclave de AllAh. Il m’a accordé le Livre et a fait de moi un Prophète. Il a fait que je sois béni où que je sois. Il m’a ordonné la prière et la zakAt tant que je suis vivant » [sOUrat Maryam / 30-31].

C’était une reconnaissance de sa part qu’il est bien l’esclave de AllAh 3azza wa jall. C’étaient les premières paroles qu’il avait prononcées alors qu’il était au berceau. (Qala ‘innI 3Abdou l-LAh) ce qui signifie : « Il a dit : Je suis l’esclave de AllAh ». C’est une reconnaissance de sa part qu’il était un esclave de AllAh le Créateur du monde. La significations de sa parole : (wa ja3alanI moubArakan ‘aynamA kountou) qui signifie : « Il a fait que je sois béni où que je sois » est qu’Il a fait que je sois utile et profitable, j’enseigne le bien où que je me dirige.

Mes frères de foi, 3IçA –Jésus– 3alayhi s-salAm a appelé son peuple à l’adoration de AllAh Lui seul et à ne pas Lui attribuer d’associés. Mais beaucoup l’ont démenti et l’ont envié. Ils ont dit qu’il était sorcier. Ils furent peu nombreux ceux qui ont cru en lui. 3IçA 3alayhi s-salAm est donc un prophète messager. Il est venu avec la religion de la vérité et de la bonne-guidée, la religion de l’Islam. C’est la religion éminente avec laquelle sont venus tous les prophètes depuis ‘Adam jusqu’à MouHammad, que AllAh les honore et les élève davantage en degrés.

Donc AllAh fit parler 3IçA alors Agé de quarante jours ; il dit :

(innI 3abdou l-LAhi ‘AtAniya l-kitAba wa ja3alanI nabiyyA ; wa ja3alanI moubArakan ‘aynamA kountou wa ‘awSAnI bi s-SalAti wa z-zakAti mA doumtou HayyA ; wa barran bi wAlidatI wa lam yaj3alnI jabbAran chaqiyyA ; wa s-salAmou 3alayya yawma woulidtou wa yawma ‘amOUtou wa yawma ‘oub3athou HayyA)

 Ce qui signifie : « Je suis l’esclave de AllAh. Il m’a révélé le Livre. Il a fait de moi un prophète. Il m’a béni où que je sois. Il m’a prescrit la prière et la zakAt tant que je serai vivant et la bienfaisance envers ma mère et Il n’a pas fait de moi un oppresseur ni un malheureux  [dans l’au-delà]. Que la paix soit sur moi le jour de ma naissance, le jour de ma mort et le jour où je serai ressuscité vivant », [sOUrat Maryam / 30 à 33].

AllAh lui fit prononcer ces paroles comptées, la sagesse en cela étant que la nuisance qui avait atteint Maryam, ainsi que ZakariyyA – sous la protection de qui Maryam était – et sa famille allait ainsi être allégée. En effet, lorsque Maryam fut enceinte, les gens l’accusèrent à tort, et eurent à tort de mauvaises pensées à l’égard de ZakariyyA aussi. Il est d’autres sagesses encore, parmi lesquelles que cela fût une annonce de ce qu’il allait en être de 3IçA ultérieurement. Ainsi, AllAh sait que 3IçA plus tard, après qu’il aurait vécu ses années d’enfance, recevrait la révélation et appellerait alors les gens à croire en AllAh l’Unique, Celui Qui n’a pas d’associé, et à croire qu’il est, lui 3IçA l’esclave de AllAh et Son messager.

AllAh ta3AlA fit parler 3IçA dès le berceau. Ce fut là un signe annonciateur de ce que Al-MacIH –Jésus– allait être dans le futur : un homme appelant à adorer AllAh ta3AlA, comme le furent avant lui les premiers prophètes. Les paroles que 3IçA prononça enfant se furent comme sont prononcées des paroles normales. Mais après qu’il eut dit ces mots, il revint à l’état dans lequel il avait été avant cela, et n’a plus reparlé avant d’avoir atteint l’Age où les enfants commencent à parler. AllAh ta3AlA est tout-puissant, et rien ne saurait Le rendre incapable.

Maryam alla avec son fils 3IçA en Égypte. Il vécut là-bas douze ans, apprit l’écriture et entra à l’école primaire. Puis, ils retournèrent tous deux en terre de Palestine.

Plus tard, la révélation descendit sur lui et il commença à dire aux gens : “ô gens, adorez AllAh uniquement, ne Lui associez rien et croyez que je suis le Messager de AllAh pour vous”. Douze personnes crurent en lui ; on les appelle les apôtres (al-HawAriyyOUn). Puis il les envoya dans les régions et leur ordonna d’appeler à l’adoration de AllAh uniquement et à ne rien Lui associer.

Notre maître Al-MacIH –Jésus– vécut sur terre environ trente ans. Il passait son temps à se déplacer pour appeler les gens à l’Islam. Il s’habillait de laine non tissée et se nourrissait de ce qui pousse sur les arbres, c’est-à-dire des fruits de la terre. Il couchait là où le soir le trouvait, soit dans la mosquée, maison d’adoration de AllAh, soit dans la campagne.

Un jour, il invoqua AllAh pour qu’Il fasse revivre un des rois qui, étant mort, était porté sur un cercueil. AllAh l’a fait revivre. Il passa aussi sa main honorée sur le visage d’un homme aveugle de naissance et celui-ci recouvra la vue. Et il guérit un homme atteint de la lèpre. Les mécréants des fils de IsrA’Il virent tout cela, le vérifièrent et s’en assurèrent, mais ils s’entêtèrent et s’enorgueillirent. Parmi eux, certains avaient été croyants auparavant, mais ils apostasièrent en accusant 3IçA de mensonge.

Les mécréants des fils de IsrA’Il complotèrent contre notre maître 3IçA et voulurent le tuer. Mais avant qu’ils n’arrivent à lui, AllAh ta3AlA lui a révélé qu’Il l’élèverait au ciel et le sauverait de ceux qui avaient mécru. Avant que les mécréants des fils de IsrA’Il n’entrent à l’endroit où il se trouvait, il y avait avec lui douze personnes de ses élèves musulmans.

En effet, Ibnou AbI HAtim et An-NaçA’iyy ont rapporté que Ibnou 3AbbAs a dit : “3IçA était avec douze de ses compagnons dans une maison puis il dit : “Il y a parmi vous qui deviendra mécréant après avoir été musulman “. Puis il dit : “Lequel d’entre vous est-il prêt à recevoir mon apparence, à être tué à ma place et être mon compagnon au paradis ? ” Un jeune homme se leva, le plus jeune d’entre eux et dit : ” Moi “. Il lui dit : ” Assieds-toi “. Puis il répéta la question et le plus jeune se leva de nouveau, il lui dit : “Assieds-toi “. Puis il répéta la question et le jeune se leva une troisième fois. Il lui dit alors : ” Ce sera toi “. Il reçut donc l’apparence de 3IçA. Le jeune homme fut saisi et crucifié alors que 3IçA avait été élevé par une lucarne de la maison et qu’un groupe de mécréants des fils de IsrA’Il était venu saisir le jeune homme. Ils le tuèrent donc en le crucifiant. Ils tuèrent ce jeune homme musulman croyant. Et ils ont diffusé qu’ils avaient tué le Messie (Al-MacIH ) et qu’ils l’avaient crucifié. Certains gens les crurent en cela.

AllAh ta3AlA dit :

﴿وَمَا قَتَلُوهُ وَمَا صَلَبُوهُ وَلَـكِن شُبِّهَ لَهُمْ﴾

(wa mA qatalOUhou wa mA SalabOUhou wa lAkin choubbiha lahoum )

 Ce qui signifie : ” Ils ne l’ont ni tué ni crucifié mais ils furent trompés par la ressemblance “, [sOUrat An-NiçA’ / 157].

En vérité, notre maître 3IçA ne fut ni tué ni crucifié et il est toujours vivant dans le ciel. Avant le jour du jugement, il descendra sur terre et vivra quarante ans. L’Islam s’étendra sur la terre après sa descente. Il gouvernera selon la loi (CharI3ah) du Qour’An, la loi de notre maître MouHammad. Et notre maître MouHammad a interprété la parole de AllAh ta3AlA :

﴿وَإِنَّهُ لَعِلْمٌ لِّلسَّاعَةِ﴾

(wa ‘innahou la3ilmoun li s-sA3ah)

[sOUrat Az-Zoukhrouf / 61] ce qui signifie : “Et c’est un signe de l’heure”, par la descente de 3IçA fils de Maryam avant le jour dernier.

Le Prophète MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« الأنبياء إخوة لعلات دينهم واحد و أمهاتهم شتى و أنا أولى الناس بعيسى بن مريم ليس بيني و بينه نبي و إنه نازل »

Ce qui signifie : « Les Prophètes sont comme des frères du même père, leur religion est la même et leurs lois diffèrent, j’enseigne la même religion que 3IçA fils de Maryam il n’y a pas entre lui et moi de Prophète et il va descendre », rapporté par Al-BoukhAriyy.

 Ce qui diffère ce sont les lois tel que le nombre de prières, la Zakat…mais leur religion est la même.

Ceux qui suivirent 3IçA étaient musulmans. Ils croyaient en AllAh l’Unique et croyaient en 3IçA, que 3IçA était l’esclave de AllAh et Son messager. Ils priaient et jeûnaient pour l’agrément de AllAh ta3AlA. Ils priaient en se prosternant et en s’inclinant et ils faisaient des ablutions. Ceux-là constituaient sa communauté et ils ont vécu, après que 3IçA fut élevé au ciel, en suivant sa guidée, ses enseignements et sa voie durant deux cents ans. Ensuite la déviation s’est propagée parmi eux, et le nombre des croyants d’entre eux s’amenuisa peu à peu, et les autres, ceux qui adoraient 3IçA, augmentèrent en nombre.

 Puis arriva un homme du nom de Constantin (QisTanTIn) qui était à l’origine idolâtre. Il se convertit à cette religion déviée et les enfonça davantage dans l’égarement qui s’étendit par sa cause au point qu’ils dévoilaient ouvertement dans une grande partie de leur pays et de leurs lieux de culte l’adoration d’autre que AllAh. Quant aux disciples véridiques de 3IçA qui étaient restés sur l’Islam, leur nombre s’affaiblit intensément et ils allèrent se réfugier dans les montagnes. Certains d’entre eux construisaient dans les montagnes une cabane ou bien habitaient une grotte et se nourrissaient des feuilles d’arbres et de plantes, en fuyant les gens des villes qui avaient apostasié, qui commettaient le péché et l’injustice. Puis, ceux-là même s’éteignirent aussi et il n’en resta plus aucun après cela, ni dans les montagnes ni dans les villes. Ceci advint avant que ne soit envoyé notre maître MouHammad.

Trois cents ans après l’élévation de 3IçA au ciel, le nombre de ceux qui falsifièrent la religion du Messie ( Al-MacIH ) avait augmenté et le nombre des autres, ceux qui étaient sur l’Islam avait diminué de façon flagrante. Après un peu plus de cinq cents ans, il ne resta pas un de ces musulmans croyants.

 Le peuple de MOUçA ne se maintint pas dans l’Islam comme s’est maintenu la communauté de MouHammad. La communauté de MouHammad s’est maintenue dans l’Islam pendant plus de mille quatre cents ans jusqu’à nos jours. Une grande partie du peuple de MOUçA avait apostasié après des centaines d’années et lorsque arriva le Messie (Al-MacIH), ils l’accusèrent de mensonge et sortirent ainsi de l’Islam.

Les esclaves de AllAh doivent croire au prophète qui succède à celui qui l’a précédé. Il ne leur est pas permis de lui dire : “Nous suivions le prophète précédent, nous ne te reconnaissons pas”. Il leur était donc obligatoire, lorsque le Messie (Al-MacIH) apparut et effectua des miracles, de le suivre.

 Les prophètes ne se contredisent pas les uns les autres. Chacun d’eux ordonnait de croire en les autres prophètes, et il incombe aux gens de suivre la loi (charI3ah) du prophète de leur temps.

La religion révélée par AllAh est unique et la croyance est unique ; c’est la croyance en AllAh et en le messager qu’Il a envoyé, en les anges, en le jour dernier, en les livres célestes que AllAh a révélés à certains de Ses prophètes, ainsi qu’en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal, c’est-à-dire que tout ce qui arrive dans ce monde, que ce soit du bien ou du mal, a lieu par la prédestination de AllAh. Ainsi, le bien parmi les actions des esclaves est aimé et agréé par Lui et le mal parmi les actions des esclaves n’est ni aimé ni agréé par Lui. C’est la croyance aussi que AllAh est le Créateur de toute chose et qu’Il ne ressemble pas aux créatures, qu’Il n’est pas un corps et qu’Il existe sans endroit et sans direction. Il est donc du devoir de toute personne responsable (moukallaf) de croire en tout cela.

Parmi les recommandations données par le Messie (Al-MacIH) à ceux qui l’ont suivi, il leur a dit : “Viendra après moi un prophète, du nom de ‘AHmad (un des noms du Prophète MouHammad ); croyez en lui et suivez-le lorsqu’il apparaitra “. AllAh ta3AlA dit :

﴿وَإِذْ قَالَ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ إِنِّي رَسُولُ اللَّهِ إِلَيْكُم مُّصَدِّقًا لِّمَا بَيْنَ يَدَيَّ مِنَ التَّوْرَاةِ وَمُبَشِّرًا بِرَسُولٍ يَأْتِي مِن بَعْدِي اسْمُهُ أَحْمَدُ﴾

 Ce qui signifie : ” 3Iça fils de Maryam dit : ô vous les fils de ‘IsrA’Il je suis l’envoyé de AllAh pour vous confirmant la véracité de la thora et annonçant la bonne nouvelle d’un Prophète qui viendra après qui s’appelle AHmad “, [sourat As-Saf/6].

 Parmi ceux qui avaient entendu la recommandation du Messie (Al-MacIH ), il y avait un des jinn croyants. A son tour, ce dernier en informa un groupe d’hommes du Yémen qui avaient quitté leur pays et s’étaient arrêtés en un endroit, avant que le nom du Messager de AllAh, MouHammad ne soit connu dans le monde entier. Il est arrivé que ces gens dormirent dans la campagne et à la fin de la nuit, l’un d’eux, Al-Ja3dou Ibnou Qays, entendit la voix de quelqu’un qui appelait – c’était la voix du jinn – mais sans le voir, et qui disait :

Ô voyageurs qui avez fait une halte de nuit, transmettez,

 une fois que vous serez arrêtés à Al-HaTIm et au puits de zamzam,

 à MouHammad l’Envoyé un salut de notre part,

 qui l’accompagnera où qu’il aille et se dirige,

 et dites-lui : nous sommes des partisans de ta religion,

 cela nous a été commandé par Al-MacIH fils de Maryam.

Ce jinn était croyant et avait vécu du temps de Al-MacIH avant qu’il ne monte au ciel. Il avait entendu ses paroles, avait cru en lui et embrassé l’Islam. Par la suite, il connut notre maître MouHammad, le vit et crut en lui avant que ces gens qui étaient en route du Yémen vers la Mecque pour des affaires de ce bas monde ne le connaissent.

Quant à celui qui avait entendu l’appel, lorsqu’il entra à La Mecque, il s’enquit du Prophète jusqu’à ce qu’on le lui montre. Alors il le rencontra, crut en lui et embrassa l’Islam ; [Al-HaTIm est un endroit à la Mecque].

Notre maître MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« من شهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له و أن محمدا عبده و رسوله أن عيسى عبد الله و رسوله و كلمته ألقاها إلى مريم و روح منه و الجنة حق و النار حق أدخله الله الجنة على ما كان من العمل »

(man chahida ‘an lA ‘ilAha ‘il-la l-LAhou waHdahou lA charIka lah ; wa ‘anna MouHammadan 3abdouhou wa raçOUlouh ; wa ‘anna 3IçA 3abdou l-LAhi wa raçOUlouh ; wa kalimatouhou ‘alqAhA ’ila Maryama wa rOUHoun minh ; wa l-jannata Haqqoun wa n-nAra Haqq ; ‘adkhalahou l-LAhou l-jannata 3alA mA kAna mina l-3amal)

ce qui signifie : « Celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que AllAh Qui Lui seul n’a pas d’associé, que MouHammad est Son esclave et Son messager, que 3IçA est l’esclave de AllAh et Son messager, qu’il est la bonne nouvelle annoncée à Maryam, que son âme est honorée selon le jugement de AllAh, et que le paradis est une vérité et que l’enfer est une vérité, AllAh le fait entrer au paradis même s’il commettait les grands péchés ».

Ô AllAh, fais que nous persévérions sur la religion éminente de l’Islam. Fais-nous entrer au paradis avec les premiers à y entrer, les pieux, ô Toi le Seigneur des mondes.

[Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam veut dire que Dieu l’élève d’avantage en degré et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle ; ainsi la langue arabe est riche et le mot Salla a plusieurs sens et ici il ne veut pas dire prier mais élever en degré].

Récits du Qour’An honoré : Les gens de al-‘oukhdOud

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-‘AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

On raconte dans les histoires d’antan le récit de rois mécréants qui avaient fait creuser des fosses ( ‘oukhdOUd ) et y avaient mis le feu pour supplicier les musulmans et les exterminer. Nous allons vous faire part du récit de l’un d’entre eux. Il est rapporté qu’un musulman de la communauté de notre maître 3IçA 3alayhi s-salAm appelé FaymiyOun Ar-RAhib était un vertueux et un ascète, de ceux dont l’invocation était exaucée. Il se déplaçait de village en village et ne consommait que le fruit du travail de ses mains. Il travaillait dans la construction avec la terre glaise.

Quelqu’un du nom de SAliH avait fait sa connaissance et s’était converti à l’Islam par sa cause. Alors qu’ils se déplaçaient dans la péninsule arabique, ils furent capturés par des brigands et vendus dans une région du nom de NajrAn. Les gens de cette région étaient en ce temps-là comme le reste des gens d’Arabie, des idolâtres et ceux-là vouaient leur adoration à un palmier de grande taille qui se trouvait sur leurs terres. Ils organisaient par idolâtrie envers ce palmier, une fête chaque année. Lorsque venait le jour de cette fête, ils accrochaient sur ce palmier tous les beaux vêtements qu’ils trouvaient et le décoraient de bijoux de femmes. Ils sortaient pour le visiter toute la journée.

Quelqu’un parmi ces gens avait acheté FaymiyOun. Lorsque ce dernier se levait la nuit pour accomplir la prière, la maison s’illuminait jusqu’au matin sans qu’aucune torche soit allumée. En effet, FaymiyOun était un saint et il avait des prodiges. Ce qu’il voyait de lui plut à son maître. Il lui demanda quelle religion il suivait. FaymiyOun lui répondit et lui dit : ” Ce que vous faites n’est pas valable ! Ce palmier n’apporte ni profit ni nuisance et si j’invoque Mon Seigneur, Celui à Qui je voue l’adoration, contre lui, Il le détruira s’Il le veut; Il est AllAh, l’Unique, Celui Qui n’a pas d’associé ” . Son maître lui dit : ” Vas-y, fais ! Si tu réussis nous entrerons dans ta religion et délaisserons ce sur quoi nous sommes ” .

FaymiyOun se leva, fit la petite ablution et accomplit deux rak3ah. Il invoqua ensuite contre le palmier. AllAh lui envoya un vent qui le déracina et l’abattit sur le sol. Les habitants de NajrAn l’ont suivi dans la religion de l’Islam. Or par la suite, certains événements leur arrivèrent et ils en vinrent à falsifier la religion. La mécréance se produisit et se généralisa. Lorsque la corruption des mœurs se fut propagée, FaymiyOun construit une tente à l’extérieur de NajrAn dans laquelle il s’adonnait aux actes d’adoration de AllAh et s’isola du reste de la population. Il advint à NajrAn qu’il y eut un roi ayant à ses côtés un sorcier qui avait vieilli. Ce dernier demanda au roi de lui amener un jeune homme pour qu’il puisse lui enseigner la sorcellerie.

La tente de FaymiyOun se trouvait alors entre NajrAn et le village dans lequel se trouvait le jeune homme que le roi avait envoyé chercher pour apprendre la sorcellerie. Un jour, ce jeune homme dont le nom était 3Abdou l-LAh fils de Ath-ThAmir passa à côté de la tente de FaymiyOun et il l’entendit réciter l’Évangile authentique avec une belle voix. L’accomplissement des prières et les actes d’adoration qu’il vit de lui plurent et il se mit à l’écouter jusqu’à devenir musulman. Il témoigna donc de l’unicité de AllAh et Lui voua son adoration. Il se mit à interroger FaymiyOun au sujet des lois de l’Islam jusqu’à augmenter en science et en actes d’adoration. Et il se mit à rester davantage chez FaymiyOun. Lorsqu’il arrivait en retard chez le sorcier, le sorcier le frappait et lorsqu’il arrivait en retard chez son père, il le frappait.

Le jeune homme se plaignit à FaymiyOun. Ce dernier lui dit : ” Si tu crains le sorcier, dis que c’est ta famille qui t’a retardé et si tu crains ta famille, dis que c’est le sorcier qui t’a retardé “. C’était en effet pour ne pas être victime d’injustice du fait qu’il apprenait la religion et ses jugements, à une époque dans laquelle il y avait peu de musulmans. Il y avait dans ce pays un énorme serpent qui coupait la route aux gens. Le jeune homme passa dans ses parages, prit une pierre, dit Bismi l-LAh et la jeta sur le serpent qui succomba. FaymiyOun lui dit alors : ” Ton état est éminent et tu seras éprouvé. Quand tu le seras, n’indiques ma personne à quiconque ” .

Il arrive par la suite que chaque fois que ce jeune homme entrait à NajrAn et qu’il rencontrait quelqu’un victime d’une maladie telle la lèpre ou une cécité, il s’adressait à lui en disant : ” Ô esclave de AllAh, témoigne de l’unicité de AllAh et entre en Islam, j’invoquerai alors AllAh et Il te guérira de tes maux ? ” Il répondait oui et prononçait les témoignages pour entrer en Islam. Le jeune homme invoquait pour lui et il guérissait. Ceci se répéta à un point qu’il n’y eut plus aucune personne à NajrAn qui fût touchée par une maladie grave sans qu’il invoque pour elle et qu’elle guérisse. Le roi avait un cousin paternel qui était non-voyant et qui avait entendu parlé de ce jeune homme, comment il avait tué le serpent. Il lui amena des cadeaux en lui disant : ” Tout ce qui est là sera à toi si tu me guéris “.

Le jeune homme répondit : ” Moi je ne guéris personne – c’est-à-dire je ne crée pas la guérison – mais c’est AllAh Qui guérit s’Il veut ; mais si tu fais acte de foi, j’invoquerai pour toi et Il te guérira “. Il crut en AllAh et entra en Islam et AllAh le guérit et lui rendit la vue. Il alla ensuite voir le roi et s’assit comme on faisait devant les rois. Le roi lui demanda : ” Qui t’a rendu la vue ? ” Il lui répondit : ” Mon Seigneur “. Le roi lui dit alors : ” Tu as un seigneur en dehors de moi ? ” Il lui dit : ” Mon Seigneur et ton Seigneur, c’est AllAh  “. Le roi l’emprisonna et ne cessa de le torturer que lorsqu’il lui eût indiqué le jeune homme. Le roi le fit amener et lui dit : ” Jeune homme ! Il m’est parvenu que tu guéris ceux qui sont touchés par la cécité et par la lèpre, et que tu fais telles et telles choses “.

Le jeune homme répondit : ” Moi je ne guéris personne mais c’est AllAh Qui guérit “. Alors il l’emprisonna et ne cessa de le torturer que lorsqu’il lui eût indiqué FaymiyOun “. Il le fit donc amener et le somma de délaisser la religion de l’Islam mais il refusa et n’accepta pas la mécréance en quittant sa religion. Le roi ordonna qu’on lui amène une scie. Il l’a mit sur le cou de FaymiyOun et le lui trancha. Le roi ne s’en tint pas là et il fit amener son cousin et lui ordonna de quitter sa religion. Comme il refusa, il lui mit aussi la scie sur le cou et le lui trancha.

On lui ramena le jeune et lui dit : ” Abandonne ta religion ! ” Mais il refusa. Le roi le poussa alors vers ses soldats et leur dit : ” Emmenez-le au sommet de cette montagne, s’il abandonne sa religion vous le relâchez et sinon vous le jetez en bas “. Il le portèrent donc au sommet de la montagne et lorsqu’ils arrivèrent, le jeune homme invoqua AllAh en disant : ” Seigneur, protège-moi d’eux par ce que Tu veux “. La montagne se souleva et tous les soldats s’écroulèrent raides morts et le jeune homme revint au roi sain et sauf. Lorsque le roi le vit, il fut ébahi d’étonnement et lui demanda ce qu’étaient devenus les soldats. Il lui répondit que AllAh l’avait protégé d’eux. Par ailleurs, le jeune homme aurait pu fuir et ne pas revenir au roi mais il avait l’espoir que le roi revienne sur sa mécréance, il deviendrait alors musulman et serait ainsi une cause de l’entrée en Islam de son peuple.

Mais le roi le remit à un autre groupe de soldats et leur dit : ” Emmenez-le dans une embarcation et lorsque vous serez en pleine mer, soit il quitte sa religion et dans ce cas vous le ramenez et sinon jetez-le à la mer “. Ils partirent et le jeune homme invoqua alors son seigneur tabAraka wa ta3aAlA en disant : ” Ô AllAh protège-moi d’eux par ce que Tu veux “. L’embarcation chavira, tous les soldats se noyèrent et le jeune homme revint au roi sain et sauf. Le roi fut ébahi une seconde fois de son retour et l’interrogea au sujet des soldats. Il raconta au roi ce qui s’était passé et lui dit ensuite : ” Tu ne pourras me tuer que lorsque tu feras ce que je t’ordonnerai de faire “.

Il lui répondit : ” Quoi donc ? ” Il lui dit : ” Tu réunis tout le monde dans un même endroit, tu m’accroches à une branche et tu prends ensuite une flèche de mon étui, tu armes un arc avec, tu dis Bismi l-LAh et tu tires en me visant. Si tu fais ainsi tu me tueras “. Le roi rassembla donc les gens et accrocha le jeune homme à une branche, sortit une flèche de l’étui du jeune homme et exécuta son ordre. Le jeune homme reçut la flèche entre l’œil et l’oreille et il mourut. Les gens se mirent à dire : ” Nous avons foi en le Seigneur de ce jeune homme, Il n’est de dieu que AllAh , Il n’est de dieu que le Dieu de 3Abdou l-LAh Ibnou th-ThAmir ! – c’était le nom du jeune homme – ” .

Et les gens eurent foi et devinrent musulmans. Le roi se mit alors en colère et ordonna de fermer les portes de la ville. Il fit creuser des fosses dans la terre et il est dit qu’elles étaient au nombre de sept. La longueur de chaque fosse était de quarante coudées et la largeur de douze. Du combustible et du bois furent mis dedans et le feu allumé. Des grandes flammes commencèrent à sortir de ces fosses. Le roi et ses aides se tenaient à côté des fosses et amenaient le musulman. S’il refusait de quitter sa religion, ils le jetaient dans le feu et sinon ils le relâchaient.

Ils jetèrent dans le feu environ vingt mille musulmans et il est dit qu’ils étaient beaucoup plus que ce nombre, hommes, vieillards, femmes et enfants, jusqu’à ce que vint le tour d’une musulmane qui avait trois enfants, l’un d’eux se nourrissait du lait de sa mère encore. Le roi lui dit : ” Délaisse ta religion ou alors je te tue toi et tes enfants “. Mais elle refusa et il jeta alors ses deux enfants aînés mais elle n’abdiqua pas. Lorsqu’il prit le petit pour le jeter elle pleura. Alors, AllAh fit parler cet enfant : ” Mère, n’abandonne pas ta religion, tu n’auras aucun tort “. Le roi le jeta et ensuite sa mère. Il est rapporté aussi que l’âme de ces musulmans sortait avant même que le feu et sa chaleur ne les touchent.

Ensuite, après que le roi ait jeté ceux qu’il avait jetés, le feu s’éleva de la fosse jusqu’à parvenir au-dessus du roi et de ses aides d’une hauteur de quarante coudées et il s’abattit ensuite sur eux et les brûla. Ils furent calcinés et devinrent de la cendre.

AllAh ta3AlA dit dans SOurat Al-BourOuj :

قُتِلَ أصْحَبُ الأُخْدُودِ (٤) النّارِ ذَاتِ الْوَقُودِ (٥) إذْ هُمْ عَلَيْهاَ قُعُودٌ (٦) وَهُمْ عَلَى مَا يَفْعَلُونَ بِالْمُؤْمِنِينَ شُهُودٌ (٧) وَمَا نَقَمُوا مِنْهُمْ إِلَّا أَن يُؤْمِنُوا بِاللَهِ العَزِيزِ الحَمِيدِ (٨)

Ce que ce jeune homme avait fait, se suicider pour faire entrer autrui en Islam, était permis alors mais dans la loi de MouHammad, ce n’est plus permis.