Le prophète MỌUÇA -MOÏSE-
La louange est à AllAh le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-‘AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.
Notre maître MOUçA 3alayhi s-salAm fait partie de la descendance de Ya3qOUb, le prophète de AllAh [Ya3qOUb s’appelle aussi ‘IsrA’Il, il est musulman comme le sont tous les prophètes, il avait douze enfants qui ont donné naissance aux douze tribus des fils de ‘IsrA’Il ; parmi le peuple des fils de ‘IsrA’Il il y avait des musulmans et des non musulmans]. MOUçA est né en Egypte où il a vécu un certain temps avant d’en sortir pour la quitter. L’Egypte était à son époque gouvernée par Pharaon qui était un mécréant.
Notre maître MOUçA et son frère HArOUn reçurent la révélation et devinrent donc prophètes-messagers. Par la suite, AllAh les a envoyés auprès de Pharaon pour l’appeler à l’Islam.
Pharaon disait aux gens : “Je suis votre seigneur suprême”. Il possédait beaucoup de biens et ceci prouve que AllAh donne le pouvoir à qui Il veut et qu’Il fait ce qu’Il veut.
Pharaon avait auprès de lui une assemblée de magiciens ; il leur demanda d’affronter notre maître MOUçA, le prophète de AllAh. Ces magiciens défièrent notre maître MOUçA en jetant des cordes (qu’ils avaient avec eux) qui donnèrent l’illusion à une partie de l’assistance d’être des serpents. C’est alors que notre maître MOUçA jeta son bâton qui se transforma par la puissance de AllAh ta3AlA, en un véritable serpent vivant, de grande taille qui dévora leurs cordes.
Les magiciens furent vaincus et devinrent croyants. Pharaon se mit alors en colère et menaça ceux qui avaient cru de leur infliger un chAtiment et de les torturer. Mais ils restèrent musulmans après avoir vu le miracle de notre maître MOUçA ; Pharaon les fit tuer et ils moururent martyrs.
Pharaon était un tyran impitoyable et il y avait en Égypte des gens qui l’adoraient. AllAh ta3AlA a envoyé MOUçA et HArOUn ; ils sont au nombre des prophètes. Lorsqu’ils le rencontrèrent, ils l’appelèrent à l’Islam. Mais il ne crut pas en eux et ce, malgré les miracles qu’il avait vus.
Alors notre maître MOUçA quitta l’Égypte avec ceux qui avaient cru parmi les descendants de ‘IsrA’Il. Ils étaient six cent mille. Ils arrivèrent jusqu’au bord de la mer. Pharaon les poursuivit pour les exterminer et il était accompagné de plus d’un million de combattants.
AllAh a révélé à MOUçA de frapper la mer avec son bâton. Alors il frappa la mer avec son bâton et la mer se fendit en douze brèches, chaque brèche constituait une route ferme.
MOUçA et ceux qui l’accompagnaient s’y engagèrent. Puis Pharaon et sa suite arrivèrent et trouvèrent qu’il y avait des brèches dans la mer. Pharaon dit alors : “Entrons dans la mer pour les rattraper”.
AllAh a ordonné à l’eau de se répandre dès que Pharaon pénétra dans la mer et il fut englouti par les flots. Ainsi AllAh ta3AlA a anéanti Pharaon et sa multitude de soldats.
Mais certains de ses adeptes dirent qu’il avait disparu et qu’il n’avait pas péri. C’est alors que AllAh ta3AlA a fait réapparaItre son corps pourri et gonflé pour dévoiler leur mensonge.
Notre maître MOUçA sortit d’Égypte et se rendit au désert de SaynA’ accompagné de ceux qui l’avaient suivi. Un homme parmi eux, nommé MOUçA As-sAmiriyy, égara certains de ceux qui avaient suivi MOUçA. Ils devinrent ainsi mécréants.
Notre maître MOUçA avait laissé auprès de son peuple son frère HArOUn qui était messager tout comme lui. Il lui dit : « Remplace-moi auprès de mon peuple car je vais partir en un lieu qui m’a été prescrit pour recevoir la révélation de la part de AllAh ».
Alors notre maître MOUçA se rendit en ce lieu et y resta quarante nuits. Lorsqu’il revint auprès de son peuple, il trouva que As-sAmiriyy avait égaré une partie d’entre eux en les entraInant à adorer un veau.
MOUçA As-sAmiriyy fabriqua, pour les descendants de ‘IsrA’Il, un veau d’or et déposa dedans un fragment de l’empreinte du sabot de la monture de JibrIl.
Lorsque Pharaon avait voulu s’engager dans la mer, JibrIl se tenait sur sa monture et MOUçA As-sAmiriyy, le fourbe, avait aperçu l’endroit où la monture de JibrIl s’était arrêtée. Il en prit un peu de terre qu’il plaça dans ce veau qu’il avait façonné d’or. AllAh ta3AlA a rendu vivant ce veau qui se mit alors à beugler comme un véritable veau. As-SAmiriyy leur dit alors : ” Voici votre dieu et le dieu de MOUçA “. Une partie d’entre eux l’ont cru et ont adoré ce veau. Ils devinrent ainsi mécréants.
Lorsque notre maître MOUçA apprit ce qui s’était passé avec As-sAmiriyy, il se fâcha énormément contre ceux qui l’avaient suivi. Puis il se saisit de As-sAmiriyy et lui dit : « Regarde ce que tu as prétendu être ton dieu, envers qui tu t’humiliais, je vais le brûler et ensuite le jeter à la mer ». Ainsi notre maître MOUçA le brûla et le jeta à la mer.
Ensuite, notre maître MOUçA choisit soixante-dix personnes de son peuple pour invoquer AllAh. Ils furent alors pris de tremblements. MOUçA invoqua AllAh ta3AlA en disant ce qui est rapporté dans le Qour’An honoré :
{ لَوْ شِئْتَ أَهْلَكْتَهُم مِّن قَبْلُ وَإِيَّايَ أَتُهْلِكُنَا بِمَا فَعَلَ السُّفَهَاء مِنَّا إِنْ هِيَ إِلاَّ فِتْنَتُكَ تُضِلُّ بِهَا مَن تَشَاء وَتَهْدِي مَن تَشَاء }
(law chi’ta ‘ahlaktahoum min qablou wa ‘iyyAy ; ‘atouhlikounA bimA fa3ala s-soufahA’ou minnA ; ‘in hiya il-lA fitnatouka touDillou bihA man tachA’ou wa tahdI man tachA’ )
Ce qui signifie : « Si Tu avais voulu, Tu les aurais anéantis dès avant, et moi avec. Vas-tu nous anéantir pour ce que des sots d’entre nous ont fait ? Ce n’est là qu’une épreuve de Ta part, par laquelle Tu égares qui Tu veux et Tu guides qui Tu veux », [sOUrat Al-‘A3rAf / ‘Ayah 155]. C’est-à-dire que c’est Toi ô Seigneur Qui crée la bonne guidée et c’est Toi ô Seigneur Qui crée l’égarement, alors accorde-nous Ta miséricorde.
Notre maître MOUçA se mit en route avec son peuple jusqu’à ce qu’ils atteignent la Terre Sainte. Ils y trouvèrent un peuple de tyrans. AllAh ta3AlA dit :
{ قَالُوا يَا مُوسَى إِنَّ فِيهَا قَوْمًا جَبَّارِينَ وَإِنَّا لَن نَّدْخُلَهَا حَتَّىَ يَخْرُجُواْ مِنْهَا فَإِن يَخْرُجُواْ مِنْهَا فَإِنَّا دَاخِلُونَ }
(qAlOU yA MOUçA ‘inna fIhA qawman jabbArIna wa ‘innA lan nadkhoulahA HattA yakhroujou minhA fa’in yakhroujou minhA fa’innA dAkhilOUn )
Ce qui signifie : « Ils dirent : Ô MOUçA, il y a là un peuple de tyrans et nous n’y entrerons pas tant qu’ils n’en seront pas sortis. S’ils en sortent, alors nous y entrerons », [sOUrat Al-MA’idah / ‘Ayah 22].
Une partie des descendants de ‘Isra’Il s’adressa à MOUçA :
{ قَالُواْ يَا مُوسَى إِنَّا لَن نَّدْخُلَهَا أَبَدًا مَّا دَامُواْ فِيهَا فَاذْهَبْ أَنتَ وَرَبُّكَ فَقَاتِلا إِنَّا هَاهُنَا قَاعِدُونَ }
(qAlOU yA MOUçA ‘innA lan nadkhoulahA ‘abadan mA dAmOU fIhA ; fadh-hab ‘anta wa Rabbouka faqAtilA, ‘innA hAhounA qA3idOUn )
Ce qui signifie : « Ils dirent : Ô MOUçA, nous n’y entrerons jamais tant qu’ils y seront. Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez. Nous resterons ici », [sOUrat Al-MA’idah / ‘Ayah 24].
MOUçA se fâcha contre eux, et invoqua AllAh pour qu’Il les punisse. Alors AllAh les a punis en leur interdisant cette terre pendant quarante ans au cours desquels ils errèrent jour et nuit sur Terre.
Notre maître MOUçA resta un certain temps appelant à l’Islam, puis son frère HArOUn mourut avant lui. Puis un certain temps après, l’ange de la mort prit l’âme de notre maître MOUçA.