samedi juin 22, 2024
  1. L’exégèse de Sa parole ta^ala : [مِنْ رُوحِنَا] (min rouhina)
    et de Sa parole ta^ala : [مِنْ رُوحِي] (min rouhi)

    Que l’on sache que Allah ta^ala a créé l’âme et le corps ; Il n’est donc ni une âme, ni un corps. D’autre part, Allah ta^ala a adjoint –d’un point de vue grammatical– l’âme de ^Iça r à Lui-même dans le sens de la possession et de l’honneur qu’Il lui accorde et non dans le sens qu’elle serait une partie de Lui, et cela, dans Sa parole ta^ala :

    [مِنْ رُوحِنَا] [1]

    (min rouhina) qui signifie : « De l’âme que Nous avons créée et honorée ». Il en est de même, s’agissant de Adam, pour Sa parole ta^ala :

    [مِنْ رُوحِي]

    (min rouhi) [2] qui signifie : « De l’âme que J’ai créée et honorée ». Ainsi, la signification de Sa parole ta^ala :

    [فَنَفَخْنَا فِيهِ مِنْ رُوحِنَا] [3]

    (fanafakhna fihi min rouhina) est la suivante : « Nous avons ordonné à Jibril ^alayhi s-salam d’insuffler en Maryam l’âme qui Nous appartient et à laquelle Nous accordons de l’honneur ».

    En effet, les âmes sont de deux sortes : les âmes honorées et les âmes malignes.

    Les âmes des prophètes sont de la première sorte. Ainsi, l’adjonction grammaticale (‘idafah) de l’âme de ^Iça et de l’âme de Adam à Lui-même est une adjonction de possession et d’honneur.

    Devient mécréant celui qui croit que Allah ta^ala est une âme. En effet, l’âme est créée et Allah est absolument exempt de cela.

    De même dans Sa parole ta^ala se rapportant à la Ka^bah :

    [بَيْتِيَ]

    (baytiya) [4] qui signifie : « La maison que J’ai honorée », il s’agit d’une adjonction signifiant l’honneur et non de l’adjonction d’un attribut ou d’une correlation spatiale, en raison de l’impossibilité rationnelle du contact ou de la contiguïté entre Allah et la Ka^bah. De même, Sa parole ta^ala :

    [رَبُّ العَرش]

    (Rabbou l-^arch) qui signifie : « Le Seigneur du Trône » n’est venue que pour signifier que Allah est le Créateur du Trône qui est la plus grande créature, et non pas parce que le Trône serait un lieu pour Allah en s’asseyant dessus ou en lui faisant face sans s’asseoir dessus. La signification n’est pas que Allah serait assis sur Son Trône en contact avec lui, et n’est pas non plus que Allah ferait face au Trône en présence d’un espace entre Allah et le Trône, qu’on estime que cet espace est large ou étroit, tout cela est impossible au sujet de Allah. La distinction accordée au Trône est seulement qu’il est la Ka^bah des anges qui l’entourent, tout comme la Ka^bah est honorée par le fait que les croyants font les tours rituels autour d’elle. Parmi les spécificités du Trône, il y a que Allah n’y a jamais été désobéi car tous ceux qui sont autour sont des esclaves honorés, qui ne désobéissent à Allah pas même le temps d’un clin d’œil. Ainsi, si quelqu’un a cru que Allah a créé le Trône pour s’asseoir dessus, il a assimilé Allah aux rois qui se font faire de grands trônes afin de s’asseoir dessus, et celui qui a cru cela n’a pas connu Allah.

    Devient mécréant quiconque croit au contact avec Dieu en raison de son impossibilité concernant Allah ta^ala.

    [1] [souratou t-Tahrim / 12] Selon le sens qui vient communément à l’esprit et qui n’est pas à retenir concernant Allah, (min rouhina) signifie : (à partir de notre âme) et ceci est impossible car Allah ne se divise pas en parties.

    [2] [souratou Sad / 72]

    [3] [souratou l-Hijr / 29]

    [4] [souratou l-Baqarah / 125 et souratou l-Hajj / 26]