vendredi juin 21, 2024
  1. Chapitre V

    L’obligation du « Moukallaf »

    La croyance dans la foi islamique, résumée dans les deux témoignages, est le pilier fondamental de l’Islâm.

    Ce n’est qu’en les prononçant avec la ferme conviction intime en leur signification que l’on embrasse l’Islâm.

    Le Croyant doit renforcer sa foi en se conformant fidèlement aux prescriptions de Dieu. Ainsi, après son adhésion à l’Islâm, le Moukallaf doit apprendre comment pratiquer la prière, le jeûne, l’aumône obligatoire, le pèlerinage et autres adorations dans le strict respect des règles qui les ponctuent.

    Faute de quoi, son adoration risque d’être vaine, conformément au Hadith ou le Prophète dit :


    رب قائم ليس له من قيامه إلا السهر، ورب صائم ليس له من صيامه إلا الجوع والعطش

    Ce qui signifie :

    « Certains ne récoltent de leurs prières de nuit que le fait d’avoir veillé et d’autres ne récoltent de leur jeûne que la faim et la soif. »

    Rapporté par Ibnou Hjbbân

    Il est évident qu’ils n’ont pas réuni tout ce qui est requis pour la validité de ces adorations.

    On doit apprendre le bien et l’enseigner autour de soi, car le Prophète ﷺ a dit que le Croyant ne sera complet que s’il aime pour les autres ce qu’il aime pour lui-même. Cette autre parole prophétique suivante va dans le même sens :

     

    من رأى منكم منكرا فليغيره بيده فإن لم يستطع فبلسانه فإن لم يستطع فبقلبه وذلك أضعف الإيمان

    Ce qui signifie :

    « Celui d’entre vous qui voit[1] un acte blâmable qu’il le corrige par la main, s’il ne le peut pas qu’il le condamne verbalement et s’il ne le peut pas qu’il le réprouve dans son cœur, et c’est le moins qu’il puisse faire. »

    Rapporté par Mouslim

    Définition

    L’interdit (Al-Harâm) est l’acte pour lequel Dieu a menacé de châtiment celui qui le commet et a promis la récompense à celui qui s’en écarte.

    L’obligation (Al-Fard) est l’acte pour lequel Dieu a menacé de châtiment celui qui le délaisse et a promis une récompense à celui qui l’accomplit.

    Obligation du tuteur

    Le tuteur doit apprendre à l’enfant le nécessaire dans la Croyance et les lois d’application. Ainsi, il lui apprendra à distinguer entre les obligations et les interdits.

    Parmi les obligations des parents envers leurs enfants, il y a le fait de leur enseigner la Science obligatoire de la Religion qui concerne tous les Musulmans, Savants comme non-Savants.

    Parmi les bases de la Croyance qu’il est indispensable de connaître, il y a :

    • L’Existence de Dieu, l’Unicité, le non-Commencement, la  non-Fin,  le non-Besoin,  la Non-Ressemblance  de  Dieu  aux créatures tant dans sa Réalité que dans ses Attributs, c’est-à-dire savoir que rien n’est semblable à Dieu ; qu’il ne ressemble ni à la lumière, ni à l’obscurité, ni aux êtres humains, ni aux plantes, ni aux étoiles. De même qu’il a les Attributs qui lui sont propres telles que la Puissance, la Volonté, l’Ouïe, la Vue, la Science, la Vie et la Parole…
    • Que le Prophète Mouhammad ﷺ est le Serviteur et le Messager de Dieu ; qu’il est le Sceau des Prophètes ; qu’il est arabe ; qu’il est né à la Mecque et a émigré à Médine où il est mort et enterré.
    • Que Dieu a envoyé des Prophètes dont le premier est Adam ; qu’il a révélé des Livres à certains Prophètes ; qu’il a créé les Anges ; qu’il va mettre fin à la vie des Djinns et des humains, puis les ressuscitera, et ils seront, selon leur état, récompensés pour leurs bons actes par les délices éternels et châtiés pour leurs péchés par un châtiment terrible.
    • Que Dieu a préparé pour les Croyants une demeure de jouissance, appelée le Paradis, et une demeure de châtiment pour les mécréants, appelée l’Enfer.

    Et d’autres choses qui font partie de la base de la Croyance.

    Le tuteur leur enseignera, entre autres, l’interdiction du vol, du mensonge, de la fornication, de l’adultère, de la sodomie, de la médisance, de la zizanie, de frapper injustement quelqu’un et toutes autres choses dont l’interdiction est connue chez les Musulmans.

     

    [1] Le mot «voir» ici signifie être au courant du blâmable et non pas nécessairement  

      en être oculairement témoin.