samedi juillet 20, 2024
  1. Parmi les conditions de la prière, il y a le nettoyage des impuretés sur le corps, les habits et le lieu de la prière. Sans oublier de se débarrasser éventuellement de ce qu’on transporte dans la poche, tel un flacon contenant du sang ou de l’urine.

    Si durant la prière une impureté sèche (pas celle qui est humide) touche le corps ou l’habit (par exemple le châle), la prière est rompue, à moins qu’on ne s’en débarrasse immédiatement en la secouant légèrement ou qu’il ne s’agisse que d’une impureté excusée.

    Les impuretés excusées durant la prière sont le sang de sa propre blessure ; le pus ; la sanie ; le sang provenant de la métrorragie (istihâdah) ; le sang d’autrui sur le corps ou les habits, mais en petite quantité. Signalons que l’élimination des impuretés excusées n’est pas une condition, il suffit simplement de faire disparaître leur couleur, leur odeur et leur goût. En revanche, les impuretés non excusées doivent être préalablement éliminées en neutralisant leur goût, leur odeur et leur couleur avec de l’eau pure et purifiante. Quant à l’impureté dite Houkmiyyah, c’est-à-dire celle dont les traces ne sont pas visibles, on l’élimine en versant de l’eau pure et purifiante sur l’endroit souillé.

    Parmi les conditions de validité de la prière, il y a aussi la purification de toute impureté à l’intérieur de la bouche, du nez et des yeux. Il faut également que les habits, l’endroit en contact avec le corps durant la prière et ce que l’on porte avec soi, soient purs. Le critère déterminant ici est le contact direct avec l’impureté. Ainsi, la prière est valable tant qu’on n’est pas en contact direct avec l’impureté,

     

    si celle-ci se trouve à proximité, même sous la poitrine, lors de la prosternation.

    Lorsqu’on dit « avec de l’eau pure et purifiante », c’est pour exclure dans ce cas toute purification par séchage dû à l’effet du soleil ou du vent. C’est dire que la purification ne se fait qu’avec de l’eau.

    L’impureté Kalbiyyah, c’est-à-dire celle du chien, doit être lavée sept fois dont une mélangée avec de la terre pure. Tous les lavages (même dix fois) nécessaires pour éliminer l’impureté en elle-même et ses caractéristiques d’odeur, de saveur et de couleur, ne comptent que pour un seul lavage.

    Lorsque l’eau à disposition est inférieure au contenu de deux jarres (194 litres), elle est appelée petite quantité. En y plongeant une chose souillée, elle sera à son tour impure. Pour l’utiliser dans le nettoyage d’une impureté, on devra nécessairement la faire couler dessus.

    Parmi les conditions de validité de la prière, il y a le fait de se mettre dans la direction de la Qiblah. Cela consiste, dans la posture debout ou assise, à avoir la poitrine en direction de la Ka^bah et, dans l’inclinaison et la prosternation, la majeure partie du corps en direction de la Ka^bah.

    Parmi les conditions de validité de la prière, il faut avoir la certitude que le temps de la prière est entré. Autrement, la prière n’est pas valable même si par coïncidence elle a été effectuée dans le temps imparti. Malheureusement, de nos jours, beaucoup de gens font la prière sans prendre la précaution de vérifier l’entrée effective du temps.

    Parmi les conditions de la prière, il faut être Musulman, car la prière du non-Croyant n’est pas valable. Il faut également avoir atteint l’âge de discernement. Ainsi, avant cet âge, on ne doit pas ordonner à l’enfant de faire la prière,

     

    mais plutôt d’observer les gens qui prient. En revanche le pèlerinage effectué par un enfant, même à l’âge d’une année, est valable, sans le libérer de l’obligation du pèlerinage une fois dans la vie après sa puberté.

    Toutefois, il incombe au tuteur de cet enfant de l’emmener au Hajj et de faire à sa place le Ihrâm, c’est-à-dire l’intention d’entrer dans les actes rituels du pèlerinage.

    Parmi les conditions de validité de la prière, il y a le fait de reconnaître son caractère obligatoire.

    Ainsi la prière effectuée par quelqu’un qui a douté de son caractère obligatoire ou qui croyait qu’elle était surérogatoire, n’est pas valable.

    Parmi les conditions de validité de la prière, il faut croire que les piliers de la prière ne sont pas Sounnah, c’est-à-dire facultatifs, mais obligatoires, comme l’inclinaison, la prosternation, la lecture de la Fâtihah ou d’autres piliers unanimement connus dans l’école de l’Imam Ach-Châfi^iy. En revanche, la personne qui croit que tous les actes, les mouvements et les paroles de la prière sont obligatoires, sa prière est valable.

    Parmi les conditions de validité de la prière, il faut couvrir sa zone de pudeur (^Awrah) avec quelque chose qui empêche de distinguer la couleur de la peau de tous les côtés, excepté par le bas. Si quelqu’un prie sur une place surélevée et que sa zone de pudeur peut être vue de ce fait par le bas, alors qu’il s’est bien couvert de tous les côtés, sa prière est valable.

    La femme doit couvrir tout son corps, y compris les cheveux, à l’exception du visage et des mains. Quant à l’homme, il doit se couvrir la zone qui va du nombril aux genoux ; le nombril et les genoux n’étant pas inclus dans cette limite.
    La personne qui prie doit se couvrir la zone de pudeur, même dans l’obscurité ou en solitude. Et en dehors de la prière, on ne doit découvrir ses parties intimes qu’en cas de stricte nécessité.