dimanche juillet 14, 2024

23-Interrompre sa prière

Sachez qu’il y a certaines choses à éviter quand on est entré en prière pour ne pas l’interrompre et donc l’invalider car c’est un péché d’interrompre une prière obligatoire sans raison valable. En premier lieu il faut s’abstenir de parler, c’est-à-dire prononcer des paroles communes qui n’ont rien à voir avec la prière. On peut bien sûr glorifier Allah et L’invoquer mais pas s’adresser à quelqu’un qui serait à coté de nous par exemple. Ainsi prononcer volontairement tout en étant conscient qu’on est en train de prier ne serait-ce qu’une lettre ayant un sens ou 2 lettres ou plus même si elles n’ont pas de sens annule et coupe la prière par contre ce jugement ne s’applique pas à qui ignorait cette loi, ainsi sa prière n’est pas interrompue par quelques mots.

Faire de nombreux mouvements, annule aussi la prière. Selon certains savants, cela consiste à faire plusieurs mouvements consécutives qui ne sont pas des piliers de la prière pendant la durée d’une rak^ah. C’est-à-dire que si on additionnait leurs durées, ils atteindraient la durée d’une rak^ah. Un mouvement excessif annule aussi la prière comme le fait de sauter dans sa prière. Ajouter volontairement un pilier gestuel annule aussi la prière. Par exemple s’incliner après avoir récité la fatihah dans la prière de dhouhour puis se relever et s’incliner de nouveau, volontairement, exprès, avant de se prosterner. Attention même un geste discret peut entrainer l’interruption du rituel si on le fait pour jouer : par exemple faire un clin d’œil ou renvoyer un ballon. En effet, on ne peut pas prier et jouer en même temps, c’est incompatible. En plus, Quand on est en prière, il ne faut rien avaler d’autre que sa salive pure, comme lorsqu’on jeune. Si on avale volontairement quelque chose de solide ou liquide, tout en étant conscient qu’on est en train de faire la prière, notre prière est annulée, par exemple un aliment coincé entre les dents.

Après les paroles et les actes, voyons les intentions qui peuvent invalider nos prières. L’intention dans le cœur d’arrêter de prier suffit pour que instantanément la prière soit coupée. Ou de se dire s’il arrive telle chose, je couperai ma prière ou encore hésiter entre arrêter ou non. Dans tous ces cas, la prière est immédiatement coupée, il faut la refaire complétement. Par exemple quelqu’un a l’intention dans son cœur : « si on frappe à la porte, je couperai ma prière pour aller ouvrir » dès qu’il décide cela, sa prière est interrompue, même si personne ne frappe et qu’il continue à faire les gestes alors qu’en fait il ne prie plus. Imaginons maintenant que quelqu’un est en prière et que quelqu’un frappe à la porte. S’il hésite entre interrompre ou terminer sa prière, elle est interrompue et il doit recommencer. Le dernier cas est le doute au sujet de l’intention d’entrée en rituel, alors Si quelqu’un entre en prière puis se met à douter : a-t-il fait l’intention de faire telle prière ou non, et le doute persiste et sa durée dépasse le temps d’un pilier complet, comme par exemple le temps de réciter la fatihah, sa prière est annulée. Par contre, douter sur l’intention d’entrée en prière n’annule pas notre prière s’il passe rapidement et qu’on n’a pas fait de pilier gestuel tout en doutant. Notre prochaine vidéo insha’ Allah traite d’un sujet très important : à quelles conditions nos prières seront-elles récompensées ? alors en attendant réviser bien ce qu’on vient d’expliquer et a très bientôt