jeudi février 22, 2024

#53 9-22 L’histoire du Prophète Mouça

Voyons aujourd’hui ce qui est arrivé à la coiffeuse de la fille de Pharaon et à Aciah, l’épouse du despote.

Il était connu que le Pharaon était injuste et nuisait aux musulmans qui eux, suivaient notre maître Mouça ^alayhi s-salam. Le tyran vivait dans un grand palais entouré de serviteurs. Parmi eux, il y avait une servante musulmane qui dissimulait son Islam. Sa fonction était de coiffer les cheveux de la fille de Pharaon.

Un jour, alors qu’elle peignait ses cheveux, le peigne glissa de ses mains. La coiffeuse dit alors : « Bismi l-Lah ». La fille de Pharaon, étonnée lui dit : « Aurais-tu donc un Seigneur, un Dieu autre que mon père ?! » La coiffeuse lui répondit alors : « Mon Seigneur, le tien et le Seigneur de ton père, c’est Allâh ».

La fille fit part de cette affaire au Pharaon, son père qui fit venir la coiffeuse avec ses enfants. Il l’interrogea : qui est ton Seigneur ? Elle répondit sans hésiter : mon Seigneur et ton Seigneur, c’est Allâh. Le despote ordonna à ses soldats de faire bouillir une grande quantité d’eau pour la supplicier et exigea qu’on jette ses enfants dans l’eau bouillante devant elle.

Le premier enfant mourut sous les yeux de sa mère en larmes. Puis Pharaon renouvela sa demande pour qu’elle renie sa foi mais elle refusa de nouveau. Il jeta son deuxième enfant qui mourut à son tour. Les os s’entreposaient au fond du chaudron alors que la chair flottait à la surface de l’eau bouillante. Quand vint le tour du plus jeune enfant, un nourrisson qu’elle portait dans ses bras, elle pleura beaucoup. Par honneur et prodige pour cette coiffeuse, Allâh ta^ala fit prononcer à l’enfant ces mots adressés à sa mère : « Mère, patiente, tu es sur la vérité, et le châtiment de l’au-delà est bien plus terrible que le châtiment du bas monde ». Les soldats lui arrachèrent son bébé et le jetèrent dans l’eau. Il mourut. Enfin, ce fut son tour à elle. Elle n’avait pas renié son Islam et mourut donc martyre.

Avant d’être jetée dans l’eau bouillante, la coiffeuse avait demandé au Pharaon qu’on rassemble ses os et ceux de ses enfants pour qu’ils soient enterrés dans une même tombe, ce qu’il accepta. Leurs restes furent donc enterrés.

Des siècles plus tard, tandis que notre maître MouHammad voyageait de nuit sur le dos du Bouraq, en compagnie de notre maître Jibrîl à l’occasion de Al-‘Isra’, le voyage nocturne, il est passé à proximité de la tombe de cette coiffeuse et ses enfants, une odeur exquise en émanait, c’était comme si elle le saluait ﷺ.

Venons-en à Aciah, l’épouse du Pharaon. Elle était croyante musulmane et cachait sa foi. Ce jour-là Pharaon est venu la voir et l’a informée du sort de la coiffeuse de sa fille. Elle lui dit : malheur à toi tu es tellement abominable. Il dit : serais-tu devenue folle comme la coiffeuse ? Elle répliqua : je ne suis pas folle mais j’ai cru en Allâh, le Seigneur des mondes.

Pharaon lui a donné le choix : gouter la mort ou renier sa foi en Dieu, Seigneur de Mouça. Elle a juré par Allâh qu’elle ne renierait pas son Islam en disant : ne plus croire en Allâh ? Jamais, wAllâh ! Pharaon ordonna de la torturer à mort et elle mourut aussi martyre.

Ainsi le Pharaon d’Egypte qui n’avait pas hésité à faire égorger tous les nouveaux nés masculin du peuple d’Israël durant les années entourant la naissance présumée de notre maître Mouça, a aussi fait torturer et exécuter ses magiciens coptes qui s’étaient convertis à l’Islam, la coiffeuse de sa fille avec ses jeunes enfants et même sa propre épouse seulement parce qu’ils étaient croyants musulmans et avaient rejeté sa fausse religion. Malgré toute sa barbarie, il ne put empêcher que se réalise ce que Dieu a prédestiné : Mouça, ce grand Prophète allait sauver les croyants de sa tyrannie, les faire sortir de son royaume et les conduire vers la terre sainte.

Suivez l’épisode suivant pour savoir quels étaient les 9 signes envoyés au Pharaon. A bientôt !