dimanche juillet 14, 2024
  1. Allah est indépendant de l’endroit et confirmation
    par la raison de Son existence sans endroit

    Allah ta^ala n’a pas besoin des créatures, c’est-à-dire qu’Il se passe de tout autre que Lui éternellement sans début et sans fin. Il n’a donc pas besoin d’un lieu où être confiné, ni d’une chose à occuper, ni d’une direction car Il n’est pas comme une créature. Il n’est ni un corps palpable ni un corps impalpable. La localisation est un attribut des corps palpables et impalpables. Par conséquent, le corps palpable, aussi bien que le corps impalpable, est situé dans une direction et un endroit. Allah ta^ala dit :

    [وهو الذي خَلقَ الليلَ والنهارَ والشمسَ والقمرَ كلٌّ في فلكٍ يَسبَحون[1]

    (wahouwa l-ladhi khalaqa l-layla wa n-nahara wa ch-chamsa wa l-qamara koulloun fi falakin yasbahoun) ce qui signifie : « C’est Lui Qui créa la nuit et le jour, le soleil et la lune et tous se déplacent dans une orbite ». Allah ta^ala a donc confirmé pour chacune de ces quatre créatures qu’elle se trouve dans son orbite, qui est la trajectoire de son mouvement.

    Il suffit comme preuve que Allah est dans aucun endroit, aucune localisation ni direction, Sa parole –ta^ala :

    [لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء] [2]

    (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui ». En effet, s’Il avait été dans un endroit, Il aurait eu des semblables et des dimensions : hauteur, largeur et profondeur, et ce qui est ainsi, est entré en existence et a besoin d’un Être Qui l’a limité par cette hauteur, cette largeur et cette profondeur. Telle est la preuve à partir du Qour’an.

    Tandis que dans le hadith, la preuve est ce qu’ont rapporté Al-Boukhariyy, Ibnou l-Jaroud et Al-Bayhaqiyy avec une chaîne de transmission forte (sahih), dans lequel le Messager de Allah r a dit :

    (( كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ ))

    (kana l-Lahou wa lam yakoun chay’oun ghayrouh) ce qui signifie : « Allah est sans début alors que rien d’autre que Lui n’est sans début ». Ceci signifie que Allah existe de toute éternité et qu’il n’y a, de toute éternité, rien avec Lui : ni eau, ni air, ni terre, ni ciel, ni Piédestal, ni Trône, ni homme, ni jinn, ni ange, ni temps, ni endroit, ni directions. Allah ta^ala existe donc avant l’endroit, sans endroit. Il est Celui Qui a créé l’endroit, Il n’en a donc pas besoin. C’est ce qui est tiré du hadith précédemment cité.

    Al-Bayhaqiyy dit dans son livre Al-‘Asma‘ou wa sSifat : « Certains maîtres de notre école prirent comme preuve que Allah n’est pas dans un espace, la parole du Prophète r :

    (( أَنْتَ الظَّاهِرُ فَلَيْسَ فَوْقَكَ شَىْءٌ وَأَنْتَ الْبَاطِنُ فَلَيْسَ دُونَكَ شَىْءٌ ))

    (‘anta dhdhahirou falayça fawqaka chay’ ; wa ‘anta l-batinou falayça dounaka chay’) qui signifie : « Tu es (AdhDhahir) Celui Dont l’existence est manifeste, rien n’est donc au-dessus de Toi ; et Tu es (Al-Batin) Celui Qui échappe à l’imagination, rien n’est donc en dessous de Toi » et s’il n’y a rien au-dessus de Lui et rien en dessous de Lui, Il n’est pas dans un endroit » Fin de citation.

    Ce hadith récuse ceux qui attibuent la direction à Allah ta^ala.

    De plus, ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Allah existe alors qu’il n’y a pas d’endroit et Il est maintenant tel qu’Il a toujours été » rapporté par Abou Mansour Al-Baghdadiyy.

    D’autre part, l’axe fondamental de la croyance ne repose pas sur des illusions mais bien sur l’usage correct de la raison saine qui témoigne de la validité de la croyance. En effet, celui qui est limité a besoin d’un Être Qui lui a fixé ses limites, donc il n’est pas possible que le premier soit divin.

    Tout comme a été confirmée l’existence de Allah ta^ala sans endroit ni direction, avant la création des endroits et des directions, de même est confirmée Son existence après la création des endroits, sans endroit ni direction. Ceci ne constitue pas un reniement de Son existence ta^ala comme le prétendent les mouchabbihah et les wahhabites, ceux qui, dans cette époque, appellent les gens à croire que Allah est un corps.

    Le jugement de celui qui dit : (‘inna l-Laha ta^ala fi koulli makan) c’est à dire : (certes, Allah ta^ala est partout) ou (‘inna l-Laha ta^ala fi jami^i l-‘amakin) c’est à dire : (certes, Allah est omniprésent), c’est de le juger mécréant s’il comprend de cette expression que l’Être de Allah se propage ou qu’Il occupe des endroits. Cependant, s’il comprend de cette expression que Sa toute puissance, ta^ala, s’étend à toute chose et qu’Il sait tout, il ne devient pas mécréant. C’est d’ailleurs, ce que visent beaucoup de ceux qui utilisent ces deux phrases. Il est un devoir de leur interdire ces expressions dans tous les cas car elles ne viennent pas des gens du Salaf mais plutôt des mou^tazilah et elles ont ensuite été utilisées par les ignorants des gens du commun.

    D’autre part, nous levons les mains vers le ciel pendant nos invocations car c’est du ciel que descendent les miséricordes et les bénédictions et non parce que Allah existerait dans le ciel, tout comme nous nous orientons vers la Ka^bah honorée dans la prière car Allah ta^ala nous l’a ordonné et non parce qu’elle aurait le privilège et la particularité que Allah y habiterait.

    Devient mécréant celui qui croit que Allah ta^ala est dans un lieu ou qui croit (que Allah serait quelque chose comme l’air ou la lumière remplissant un endroit, une pièce ou une mosquée). A ceux qui croient (que Allah serait localisé dans la direction du haut et qui affirment que ce serait pour cela qu’on lève les mains lors des invocations), on réplique par ce qui est authentifié comme une parole du Messager, qu’il a fait l’istisqa, c’est-à-dire une prière pour l’obtention de la pluie, en orientant les paumes de ses mains vers le sol et leur dos vers le ciel. Il disait aussi r à celui qui faisait la prière de ne pas lever la tête vers le ciel. Si Allah se trouvait dans la direction du haut comme le croient les mouchabbihah, il ne nous aurait pas intimé de ne pas lever les yeux vers le ciel dans la prière! Il levait aussi r son doigt, l’index, lors de la prononciation de (‘il-la l-Lah) dans les tahiyyat en l’inclinant légè­rement. Ainsi, s’il en était comme le disent les mouchabbihah, il ne l’aurait pas courbé mais l’aurait plutôt dressé vers le ciel. Et tous sont des hadiths authentifiés par les savants de cette science. Que vont répondre les mouchabbihah et les wahhabites maintenant ?! Qui plus est, nous appelons les mosquées des maisons de Allah (baytou l-Lah) non point parce que Allah y habiterait mais parce qu’elles sont des endroits réservés au dhikr de Allah et à Son adoration. On dit au sujet du Trône qu’il est un corps que Allah a créé pour que les anges tournent autour rituellement, comme les croyants sur terre font les tours rituels de la Ka^bah.

    De même, devient mécréant celui qui dit : (Allahou yaskounou qoulouba ‘awliya’ih) qui veut dire : (Allah habite le cœur des saints) s’il comprend par cela l’incarnation.

    Par ailleurs, le but de l’Ascension (al-mi^raj), ce n’était pas que le Messager parvienne à un endroit où Allah ta^ala se trouverait. Celui qui croit cela devient mécréant. L’objectif de l’Ascension est d’honorer le Messager r en lui dévoilant les merveilles du monde céleste, d’élever son rang et de lui accorder de voir avec son cœur l’Être glorieux, sans que l’Être soit dans un endroit ; c’est le Messager qui était situé dans un endroit.

    Quant à Sa parole ta^ala :

    [ثُمَّ دَنَا فَتَدَلَّى فَكَانَ قَابَ قَوْسَيْنِ أَوْ أَدْنَى] [3]

    (thoumma dana fatadalla fakana qaba qawsayni ‘aw ‘adna) ce qui signifie : « Ensuite il se rapprocha et il fut à deux coudées ou moins », celui dont il s’agit dans cette ayah, c’est Jibril ^alayhi s-salam. Le Messager r le vit en effet à La Mecque en un lieu dit ‘Ajyad ; il avait six cents ailes. Son corps immense cachait l’horizon. Il le vit une autre fois à Sidratou l-Mountaha, tout comme Allah ta^ala dit :

    [وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى عِنْدَ سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى] [4]

    (wa laqad ra’ahou nazlatan ‘oukhra ^inda sidrati l-mountaha) ce qui signifie : « Et il le vit une autre fois, là où se trouve Sidratou l-Mountaha ».

    Quant à ce qui figure dans le Sahih de Mouslim, qu’un homme vint voir le Messager de Allah r et l’interrogea à propos d’une esclave lui appartenant, il aurait dit –selon cette version– : « J’ai dit : Ô Messager de Allah, et si je l’affranchissais ? ». Il lui répondit alors :

     )) اِئتِنِي بهَا ((

    (itini biha) ce qui signifie : « Fais-la venir ».

    Il la fit venir auprès de lui et le Messager lui dit alors :

    )) أَيْنَ الله ((

    (‘ayna l-Lah ?) Elle lui répondit :

    )) فِي السَّمَاءِ ((

    (fi s-sama). Il lui dit :

    )) مَنْ أَنَا ((

    (man ‘ana) ce qui signifie : « Qui suis-je ? » Elle dit :

    )) أنت رسول الله ((

    (‘anta raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « Tu es le Messager de Allah ». Il dit :

    )) أَعْتِقْها فإنّها مؤمنة ((

    (‘a^tiqha fa’innaha mou’minah) ce qui signifie : « Affranchis-la, elle est bien croyante ».

    Ce hadith n’est pas sahih pour deux raisons : l’idtirab [5] car il a été rapporté en ces termes mais aussi avec l’expression : (( مَن ربُّكِ )) (man rabbouki ?) ce qui signifie : « Qui est ton Seigneur ? » elle dit : « Allah » ; et encore avec les termes : (( أَيْنَ الله )) (‘ayna l-Lah) elle pointa alors le doigt vers le ciel ; et enfin avec les termes :

    (( أتشهدين أن لا إله إلاّ الله))

    (‘atach-hadina ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah ?) ce qui signifie : « Témoignes-tu qu’il n’est de dieu que Allah ? » elle dit : « oui » et il ajouta :

    (( أتشهدين أنّي رسول الله))

    (‘atach-hadina ‘anni raçoulou l-Lah ?) ce qui signifie : « Témoignes-tu que je suis le messager de Allah ? » elle dit « oui ».

    La deuxième raison : la version dans laquelle il est dit : (‘ayna l-Lah) est contraire aux fondements de la croyance, car parmi les fondements de la Chari^ah il y a qu’un individu n’est pas jugé musulman par le simple  fait de dire (Allahou fi s-sama) car cette parole est commune aux juifs, aux chrétiens et à d’autres qu’eux. Le fondement connu dans la Chari^ah de Allah, c’est celui qui se trouve dans le hadith moutawatir :

    (( حتّى يشهدوا أن لا إله إلاّ الله وأنّي رسول الله ))

    (hatta yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wa ‘anni raçoulou l-Lah) dont on comprend que l’entrée en Islam a lieu en prononçant les deux témoignages.

    Les termes de la version de Malik (( أتشهدين )) (‘atach-hadina) sont conformes aux fondements de la Loi.

    Si quelqu’un dit : « Comment la version (‘ayna l-Lah) de Mouslim et elle répondit (fi s-sama) jusqu’à la fin du hadith serait-elle rejetée alors que Mouslim l’a rapportée dans son livre et tout ce que Mouslim a rapporté est sensé être sûr ? », la réponse est que les savants du hadith ont rejeté un certain nombre de hadiths de Mouslim, les Mouhaddiths les ont cités dans leurs livres, par exemple le hadith dans lequel (le Messager aurait dit à un homme (‘inna ‘abi wa ‘abaka fi n-nar) ce qui signifie : (Certes, mon père et ton père iront en enfer)) et le hadith dans lequel (il aurait dit qu’il sera donné à chaque musulman au Jour du jugement (fida’an lahou mina l-yahoudi wa n-nasara)) et de même le hadith de ‘Anas dans lequel (il aurait dit : (J’ai fait la prière derrière le Messager de Allah, ^Oumar et Abou Bakr et ils ne récitaient pas (Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim)). Le premier a été jugé faible (da^if) par le Hafidh As-Souyoutiyy, le deuxième a été rejeté par Al-Boukhariyy et le troisième a été jugé faible par Ach-Chafi^iyy et par un certain nombre de hafidhs.

    Le hadith de la femme esclave, selon le sens apparent, est faux du fait de son opposition avec le hadith moutawatir précédemment cité. Or, un texte qui contredit ce qui est moutawatir n’est pas tenu en compte si on ne peut pas l’interpréter. Les mouhaddith et les savants spécialistes des fondements de la croyance ont été en accord à ce sujet. Mais certains savants l’ont interprété selon le sens suivant : ils ont dit que (‘ayna l-Lah) est une interrogation sur le rang qu’elle accordait à Allah et que sa réponse (fi s-sama) signifie qu’Il a un rang extrèmement élevé. Quant à retenir le sens apparent, c’est-à-dire que Allah habiterait le ciel, c’est faux et à rejeter. Il est établi dans la science de la terminologie du hadith que ce qui contredit un texte moutawatir est faux s’il n’admet pas d’interprétation ; or ici le sens apparent est clairement corrompu car effectivement il signifie qu’un mécréant qui dirait (Allahou fi s-sama) serait jugé croyant.

     Quant aux mouchabbihah, ils ont retenu le sens qui vient communément à l’esprit, et ainsi, ils se sont ainsi égarés. Quant à leur déclaration : (Nous interprétons la parole (fi s-sama) par le fait que Allah est au-dessus du Trône) cela ne les a pas sauvés de l’égarement. Par conséquent, ils affirment l’existence d’une table semblable à Lui qui serait celle sur laquelle Allah fit écrire :

    [إنّ رَحْمَتِي سَبَقَتْ غَضَبِي]

    (‘inna rahmati sabaqat ghadabi) ce qui signifie : « Certes, les manifestations  de Ma miséricorde sont plus nombreuses que celles de Mon châtiment », cette table se trouvant au-dessus du Trône. Ils affirment ainsi la similarité entre Allah et cette table car leur croyance impliquerait que Allah et cette table seraient tous deux établis au-dessus du Trône. Ils auront ainsi démenti la parole de Allah ta^ala :

    [لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ]

    (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Ce hadith est rapporté par Ibn Hibban et le contenu des ses termes est « élevé au-dessus du trône ». Quant à la version d’Al-Boukhariyy, son sens est « situé au dessus du Trône » et certains ont interprété le mot  fawq comme signifiant « en-dessous », ce qui est rejeté par la tradition d’Ibn Hibban « élevé au-dessus du Trône » car il ne permet pas d’interpréter le mot fawq, soit « au-dessus » dans le sens de taht soit « au dessous ».

    Selon cette croyance qui est la leur, Allah ferait nécessairement face au Trône, de la taille du Trône, plus large ou plus petit. Or, tout ce qui est quantifié a forcément un début à son existence et besoin d’un Être Qui lui a donné cette quantité. Or il n’y a aucune correspon­dance entre le Trône et Allah tout comme il n’y a aucune correspondance entre Allah et une de Ses créatures. De plus, l’honneur de Allah n’augmente pas grâce à une de Ses créatures et Il ne tire de profit d’aucune d’entre elles. Plus encore, la parole des mouchabbihah que (Allah est assis sur le Trône) est blasphématoire envers Allah car s’asseoir fait partie des caractéristiques humaines, animales, celles des jinns et des insectes ; or toute caractéristique propre à un humain, est blasphématoire si utilisée au sujet de Allah. Le Hafidh, Faqih et linguiste Mourtada AzZabidiyy  dit : « Celui qui attribue une quantité à Allah mécroit » car il considère que Allah a une quantité et un volume, alors que volume et quantité impliquent obligatoirement le début d’une existence. Or comment sait-on par la raison que l’existence du soleil a un début et qu’il est créé, si ce n’est du fait que le soleil a un volume ?! Si Allah avait eu un volume, Il aurait été semblable au soleil par ce volume et ainsi Il n’aurait pas mérité d’être adoré. Par conséquent, si un adorateur du soleil demandait aux mouchabbihah une preuve rationnelle de la divinité de Allah et que le soleil n’est pas divin, ils n’en auraient pas. Au plus, ils pourraient dire : Allah ta^ala dit :

    [الله خالق كلّ شيء]

    (Allahou khaliqou koulli chay’) ce qui signifie : « Allah est Celui Qui crée toute chose ». S’ils disaient cela à l’adorateur du soleil, il leur répondrait : (moi, je ne crois pas en votre livre, donnez-moi une preuve rationnelle que le soleil ne peut pas être divin). Là, ils n’auraient plus rien à dire.

    Ainsi, il n’existe rien de vivant au-dessus du Trône, mais il y a une table au-dessus du Trône sur laquelle il est écrit :

    [إنّ رَحْمَتِي سَبَقَتْ غَضَبِي]

    (‘inna rahmati sabaqat ghadabi) c’est-à-dire que les manifestations de la miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de la réprobation. Les anges sont une des manifestations de la miséricorde, ils sont plus nombreux que les gouttes de pluie et les feuilles des arbres. Le paradis est aussi une manifestation de la miséricorde et il est plus grand que l’enfer des milliers de fois.

    Le fait que cette table se trouve au-dessus du Trône est authentifié. Le hadith qui le prouve a été rapporté par Al-Boukhariyy et An-Naça’iyy dans As-Sounan Al-Koubra et d’autres qu’eux. La version de Ibn Hibban est :

    )) لمّا خلق الله الخلق كتب في كتاب يكتبه على نفسه وهو موضوع فوق العرش إنّ رحمتي تغلب غضبي (( 

    (lamma khalaqa l-Lahou l-khalqa kataba fi kitabin yaktoubouhou ^ala nafsihi wahouwa mawdou^oun fawqa l-^archi : ‘inna rahmati taghlibou ghadabi) ce qui signifie : « Lorsque Allah créa le monde, Il fit écrire un texte avec Sa promesse, qui se trouve au-dessus du Trône : certes les manifestations de Ma miséricorde dominent celles de Ma réprobation ».

    Si quelqu’un essaye d’interpréter (fawqa) par (douna), il lui est dit : l’interprétation des textes (ta’wil) n’est permise qu’avec une preuve textuelle authentifiée ou une preuve rationnelle catégorique ; or ils n’ont aucune des deux. De plus, il n’y a aucune preuve de l’obligation de faire un ta’wil dans ce hadith. Comment serait-ce le cas alors qu’un savant dit que la Table préservée est au-dessus du Trône ? Effectivement aucun texte n’a été mentionné disant explicitement qu’elle est au-dessus du Trône ou en-dessous. Les deux cas restent possibles : que la Table préservée soit au-dessus du Trône et qu’elle soit en-dessous du Trône. Par conséquent, selon sa parole que Allah serait au-dessus du Trône, le mouchabbih considèrera que la Table préservée est au niveau de Allah, c’est-à-dire que Allah serait devant à une partie du Trône et que la Table fait face à une autre partie du Trône. De plus, ceci revient à L’assimiler à Ses créatures car le fait d’être devant, parmi les attributs des créatures.

    La version de An-Naça’iyy dans As-Sounan Al-Koubra est la suivante :

    )) إنّ اللهَ كتبَ كتابًا فبلَ أنْ يَخلُقَ السمواتِ والأرضَ بألفَيْ سنةٍ فهوَ عِندَه على العرشِ وإنّهُ أَنزلَ مِن ذلك الكِتابِ ءايتَيْنِ خَتَمَ بهِما سورةَ البقرة ((

    (‘inna l-Laha kataba kitaban qabla ‘an yakhlouqa s-samawati wa l-‘arda bi’alfay sanah fahouwa ^indahou ^ala l-^archi wa ‘innahou ‘anzala min dhalika l-kitabi ‘ayatayni khatama bihima sourata l-baqarah) ce qui signifie : « Certes, Allah a fait écrire un écrit mille ans avant la création des cieux et de la terre. Cet écrit est dans un endroit honoré au-dessus du Trône. Il ait descendre de cet écrit deux ‘ayah par lesquelles Il a fait s’achever Sourat Al-Baqarah ».

    Dans une version du livre de Mouslim figure l’expression : (fahouwa mawdou^oun ^indah). Celui-ci affirme explicitement que cette table est au-dessus (fawqa) du Trône et littéralement dans une position élevée (fawqiyyah) au sens premier du terme, n’acceptant ici aucun ta’wil ou interprétation.

    De plus, le terme (^inda) vise à honorer la Table et non pour prouver que Allah est situé au-dessus du Trône car (^inda) s’utilise pour d’autres choses que l’endroit. Allah ta^ala dit :

    [وأمطرنا عليها حجارةً من سجّيل منضود مسوّمةً عند ربّك] [6]

    (wa ‘amtarna ^alayha hijaratan min sijjilin mandoud ; mouçawwamatan ^inda rabbik) ce qui signifie : « Nous avons fait tomber sur eux une pluie de pierres de terre, chacune portant le nom de son destinataire, selon la volonté de ton Seigneur ». (^inda) indique ici que cela est conforme à ce que Allah sait et non que ces pierres seraient dans un endroit voisinant Allah ta^ala. Par conséquent, si quelqu’un argüe le simple fait qu’il y ait le terme (^inda) pour affimer qu’il y a un espace et une proximité entre Allah et Ses créatures, il fait partie des pires ignorants. Quelqu’un de sensé dirait-il que ces pierres que Allah fit pleuvoir sur ces mécréants seraient descendues du Trône jusqu’à eux après avoir été entassées dans un endroit à côté de Allah et au-dessus du Trône, selon leur prétention ?!

    D’autre part, Al-Boukhariyy a rapporté que le Prophète r a dit :

    )) إِذَا كَانَ أَحَدُكُمْ فِي صَلاَتِهِ فَإِنَّهُ يُنَاجِي رَبَّهُ فَلاَ يَبْصُقَنَّ فِي قِبْلَتِهِ وَلاَ عَنْ يَمِينِهِ فَإِنَّ رَبَّهُ بَيْنَهُ وَبَيْنَ قِبْلَتِهِ ((

    (‘idha kana ‘ahadoukoum fi salatihi fa’innahou younaji rabbah ; fala yabsouqanna fi qiblatihi wa la ^an yaminihi fa’inna rabbahou baynahou wa bayna qiblatih) ce qui signifie : « Si l’un de vous est dans sa prière, certes il s’adresse exclusivement à son Seigneur. Qu’il ne crache donc pas dans la direction de sa qiblah, ni à sa droite. Certes [la miséricorde de] son Seigneur se trouve entre lui et sa qiblah. »

    Ce hadith a une chaîne de transmission plus forte que la chaîne du hadith de la femme esclave.

    De même, Al-Boukhariyy a rapporté aussi d’après Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy que le Messager de Allah r dit :

    )) اِرْبَعُوا عَلَى أَنْفُسِكُمْ فَإِنَّكُمْ لاَ تَدْعُونَ أَصَمَّ وَلاَ غَائِباً إِنَّكُمْ تَدْعُونَ سَمِيعِاً قَرِيباً وَالَّذِي تَدْعُونَه أَقْرَبُ إِلَى أَحَدِكُمْ مِنْ عُنُقِ رَاحِلَتِهِ ((

    (‘irba^ou ^ala ‘anfoucikoum fa’innakoum la tad^ouna ‘asamma wa la gha’iba ; ‘innakoum tad^ouna sami^an qariba ; wa l-ladhi tad^ounahou ‘aqrabou ‘ila ‘ahadikoum min ^ounouqi rahilati ahadikoum) ce qui signifie : « Ménagez-vous ! Vous n’invoquez pas un sourd et rien ne Lui est caché. Certes, Celui Que vous invoquez est plus proche de chacun de vous que vous ne l’êtes du cou de votre monture ».

    A celui qui conteste cela, on dit : (Quand vous prenez le hadith de la  femme esclave selon le sens immédiat et ces deux hadiths selon leur sens immédiat, votre prétention que Allah est dans le ciel s’écroule. Si en revanche, vous interprétez ces deux hadiths et n’interprétez pas le hadith de la femme esclave, c’est arbitraire (c’est-à-dire une parole sans preuve). La parole de Alla:

    [أَفَتُؤْمِنُونَ بِبَعْضِ الْكِتَابِ وَتَكْفُرُونَ بِبَعْض] [7]

    (‘afatou’minouna biba^di l-kitabi wa takfourouna biba^d) ce qui signifie : « Croyez-vous donc en une partie du Livre en en rejetant une autre ? » s’applique à vous. Que direz-vous à propos de Sa parole ta^ala :

    [فَأَيْنَمَا تُوَلُّوا فَثَمَّ وَجْهُ اللهِ] [8]

    (fa’aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah) » [9]. Si vous en faites une interprétation, alors pourquoi n’interprètez-vous pas le hadith de la femme esclave. Il nous a été rapporté au sujet de l’éxégèse de cette ayah, que Moujahid l’élève de Ibnou ^Abbas, dit : « La qiblah agréée par Allah ». Il expliqua donc (wajh) par la qiblah, à savoir celle de la prière surérogatoire en voyage, sur une monture.

    Quant au hadith rapporté par At-Tirmidhiyy :

    )) الرَّاحِمُونَ يَرْحَمُهُمُ الرَّحْمَنُ ارْحَمُوا مَنْ فِي الأَرْضِ يَرْحَمْكُمْ مَنْ فِي السَّمَاءِ ((

    (ar-rahimouna yarhamouhoumou r-Rahman ; ‘irhamou man fi l-‘ardi yarham­koum man fi s-sama) qui signifie : « Les miséricordieux, Ar-Rahman leur fait miséricorde ; soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, ceux qui sont dans le ciel feront preuve de miséricorde envers vous ». Dans une autre version il est dit :

    )) يَرْحَمْكُمْ أَهْلُ السَّمَاء ((

    (yarhamkoum ‘ahlou s-sama) ce qui signifie : « Les habitants du ciel feront preuve de miséricorde envers vous ». Cette version explique donc la première version car « La meilleure manière d’expliquer un hadith transmis, c’est de le faire par un autre hadith » comme l’a dit le Hafidh Al-^Iraqiyy dans son ouvrage ‘Alfiyyatou l-Hadith : (wakhayrou ma fassartahou bil-waridi). Ce qui est visé par l’expression (ahlou s-sama) « les habitants du ciel », ce sont les anges. On ne dit pas s’agissant de Allah : (‘Ahlou s-sama) –l’habitant du ciel–. Ceci a été cité par le Hafidh Al-^Iraqiyy dans son livre Al-‘Amaliyy à la suite de ce hadith et son expression est la suivante : « La parole du Prophète (( أَهْلُ السَّمَاء )) (‘ahlou s-sama ) qui signifie : « les gens du ciel » est une preuve que ce qui est visé par la parole de Allah:

    [ءَأَمِنتُم مَنْ في السَّمَاء] [10]

    (’a’amintoum man fi s-sama ) qui signifie : « Vous croyez-vous à l’abri de ce qui est dans le ciel », ce sont les anges, car on ne dit pas à propos de Allah (‘ahlou s-sama) » Fin de citation.

    De plus, مَنْ (man), en français « qui », vaut pour le singulier et le pluriel. Il n’y a pas dans cette ayah d’argument en leur faveur. La même explication vaut pour la ayah qui suit :

    [ أَم أَمِنتُم مَنْ في السَّمَاءِ أَن يُرْسِلَ عَلَيْكُمْ حاصِبًا] [11]

    (‘am ‘amintoum man fi s-sama’i ‘an yoursila ^alaykoum hasiba) ce qui signifie : « Ne craignez-vous donc pas ce qui est dans le ciel, qu’il ne vous envoie un ouragan ?! ». Là encore, مَنْ (man) désigne les gens du ciel. En effet, Allah donne pouvoir aux anges d’infliger un châtiment aux mécréants s’Il veut que Son châtiment s’abatte sur eux dans le bas monde, tout comme ce seront eux, qui au Jour du jugement, seront chargés de faire subir le châtiment aux mécréants. En effet, ce seront eux qui ont la charge de l’enfer. Ils traîneront une partie de l’enfer jusqu’à une des étapes du Jour du jugement afin que les mécréants soient terrifiés lorsqu’ils le verront. Les termes de la version qu’a rapportée le Hafidh ‘Al-^Iraqiyy dans ses ‘Amaliyy sont :

    )) الرَّاحِمُونَ يَرْحَمُهُمُ الرَّحْمَنُ ارْحَمُوا أَهلَ الأَرْضِ يَرْحَمْكُمْ أَهْلُ السَّمَاءِ ((

    (ar-rahimouna yarhamouhoumou r-Rahman ; ‘irhamou ‘ahla l-‘ardi yarham­koum ‘ahlou s-sama) ce qui signifie : « Les miséricirdieux, Dieu miséricordieux leur fait mmiséricorde. Faites miséricorde aux habitants de la Terre, Les habitants des cieux vous feront miséricorde ».

    De plus, si Allah habitait le ciel comme le prétendent certains, Il bousculerai les anges ; ce qui est impossible. En effet, il a été rapporté dans le hadith :

    )) ما في السماءِ موضِعُ أربَعِ أصابِعَ إلاّ وفيه ملكٌ قائم أو راكع أو ساجد((

    (ma fi s-samawati mawdi^ou ‘arba^i ‘asabi^a ‘il-la wa fihi malakoun qa’imoun ‘aw raki^oun ‘aw sajid) ce qui signifie : « Il n’y a pas dans les cieux d’espace de quatre doigts qui ne soit occupé par un ange debout, incliné ou  prosterné ».

    De même, le hadith qu’a rapporté Al-Boukhariyy et Mouslim de Abou Sa^id Al-Khoudriyy que le Messager r a dit :

    )) أَلاَ تَأْمَنُونِىِ وَأَنَا أَمِينُ مَنْ فِي السَّمَاءِ يَأْتِينِي خَبَرُ مَنْ فِي السَّمَاءِ صَبَاحاً وَمَسَاءً ((

    (‘ala ta’manouni wa ‘ana ‘aminou man fi s-sama’ ya’tini khabarou man fi s-sama’i sabahan wa maçaa) ce qui signifie : « N’avez-vous pas confiance en moi alors que alors que je suis le dépositaire de ceux qui sont dans le ciel. Les nouvelles de ce qui est dans le ciel me parviennent matin et soir ». Ceux qui sont visés ici, ce sont également les anges. Si celui qui est visé par (man fi s-sama) est Allah, la signification sera (rafi^ou l-qadri jidda) c’est-à-dire Celui Qui est plus puissant que tout autre et sait plus que tout autre.

    Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, l’épouse du Prophète r dans lequel elle disait :

    (( زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ ))

    (zawwajakounna ‘ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat), il signifie : « Ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée, [mon mariage était inscrit] au-dessus des sept cieux », c’est-à-dire que le mariage du Prophète avec elle est inscrit dans la Table Préservée. C’est une inscription spécifique à Zaynab. Il ne s’agit pas de l’inscription habituelle. Cette dernière concerne tout un chacun, de sorte que jusqu’à la fin du monde, tout mariage qui doit avoir lieu est inscrit. La Table quant à elle est au-dessus des sept cieux.

    Quant au hadith qui comporte :

    )) وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ مَا مِنْ رَجُلٍ يَدْعُو امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَتَأْبَى عَلَيْهِ إِلاَّ كَانَ الَّذِي في السَّمَاءِ سَاخِطاً عَلَيْهَا… ((

    (wa l-Ladhi nafsi biyadihi ma min rajoulin yad^ou m-ra’atahou ‘ila firachihi fata’ba ^alayh, ‘il-la kana l-ladhi fi s-sama’i sakhitan ^alayha… ), il signifie : « Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute-puissance, toutes les fois qu’un homme appelle sa femme à sa couche et que celle-ci le lui refuse, ceux qui sont au ciel sont en colère contre elle… ». Ce hadith concerne aussi les anges. La preuve en est la deuxième version qui est sahih, plus connue que cette première et qui est :

    (( لَعَنَتْهَا الْمَلاَئِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ ))

    (la^anat-ha l-mala’ikatou hatta tousbih) ce qui signifie : « Les anges la maudissent jusqu’à ce qu’elle parvienne au matin », rapportée par Ibnou Hibban et d’autres.

    Quant au hadith de Abou d-Darda dans lequel le Prophète r aurait dit :

    (( رَبَّنَا الَّذِي ِفي السَّمَاءِ تَقَدَّسَ اسْمُك ))

    (rabbana l-ladhi fi s-sama’i taqaddaça s-mouk), il n’est pas sahih mais il est da^if comme l’a jugé Ibnou l-Jawziyy. S’il avait été sahih, son cas aurait été similaire au hadith de la femme esclave.

    Quant au hadith de Joubayr Ibnou Mout^im, du Prophète r :

    (( إِنَّ اللهَ عَلَى عَرْشِهِ فَوْقَ سَمَوَاتِهِ، وَسَمَوَاتُهُ فَوْقَ أَرَاضِيهِ مِثْلُ الْقُبَّةِ ))

    (‘inna l-Laha ^ala ^archihi fawqa samawatihi wa samawatouhou fawqa ‘aradihi mithlou l-qoubbah) dont le sens apparent et qu’il ne faut pas retenir serait (que Allah serait sur Son trône au-dessus de Ses cieux et que Ses cieux sont au-dessus de Ses terres tels un dôme), Al-Boukhariyy ne l’a pas introduit dans son Sahih. Il n’y a donc pas de preuve dans ce hadith. Il y a d’autre part, dans sa chaîne de transmission, quelqu’un qui est faible sur lequel on ne peut s’appuyer pour argumenter. Ibnou l-Jawziyy et d’autres l’ont mentionné.

    De même, Al-Boukhariyy transmit dans son livre Khalqou ‘Af^ali l-^Ibad qu’Ibnou ^Abbas aurait dit :

    (( لَمَّا كَلَّمَ اللهُ مُوسَى كَانَ نِدَاؤُهُ فِي السَّمَاءِ وَكاَنَ اللهُ فِي السَّمَاءِ ))

    (lamma kallama l-Lahou Mouça kana nida’ouhou fi s-sama’i wa kana l-Lahou fi s-sama) dont le sens apparent et qu’il ne faut pas retenir serait (que lorsque Allah a parlé à Mouça, Son appel vint du ciel et Allah était dans le ciel), il n’y a pas de certitude au sujet de ce ce hadith. On ne s’appuie donc pas sur lui.

    Quant à la parole attribuée à Malik où il aurait dit dixit (Allahou fi s-sama’i wa ^ilmouhou fi koulli makan la yakhlou minhou chay’) dont le sens apparent et qu’il ne faut pas retenir serait (Allah est dans le ciel et Sa science est partout, rien ne lui échappe), il n’est pas sûr que cela soit de Malik. Il n’y a pas de chaîne de transmission qui remonte jusqu’à lui. Abou Dawoud ne lui a pas donné pas une chaîne de transmission forte. Il n’a fait que la citer dans son livre Al-Maracil et le simple fait de citer n’authentifie pas.

    [1] [sourat Al-Anbiya/ 33]

    [2] [sourat Ach-Choura / 11]

    [3] [sourate An-Najm / 9]

    [4] [sourate An-Najm / 14]

    [5] L’idtirab est le caractère d’un hadith qui se rapporte à un seul et même évènement mais qui est rapporté par plusieurs versions contradictoires, aucune d’entre elles n’étant prépondérante, sans qu’on puisse trouver d’interpré­tation ni de compatibilité de sens entre les versions. Il est nécessairement faible comme l’a dit le Hafidh Al-^Iraqiyy.

    [6] [souratou Houd / 82-83]

    [7] [souratou l-Baqarah / 85]

    [8] [souratou l-Baqarah / 115]

    [9] Le sens qui n’est pas à retenir et qui vient communément à l’esprit de cette expression est que Allah aurait une face et ceci est impossible car Il est exempt des organes. Voir plus loin l’exégèse de cette ‘ayah dans le paragraphe concernant les ayah explicites et les ‘ayah non explicites.

    [10] [souratou l- Moulk / 16]

    [11] [souratou l-Moulk / 17]